Une 2e victime au dossier

Romuald Pavy, lors de son arrivée à Chicoutimi... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Romuald Pavy, lors de son arrivée à Chicoutimi en 2008.

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Le professeur de ballet Romuald Pavy fait maintenant face à de nouvelles accusations d'ordre sexuel sur des mineures. Une nouvelle victime s'est manifestée dans les derniers jours à la suite de la médiatisation des actes reprochés à ce ressortissant français.

L'homme de 37 ans a comparu une première fois vendredi dernier pour faire face à des accusations d'agressions sexuelles contre une première victime.

 

Hier après-midi, il a été à nouveau accusé de gestes similaires sur une autre mineure. Il devra éventuellement se défendre d'avoir touché une partie du corps d'un enfant de moins de 16 ans, d'avoir invité, engagé ou incité l'enfant à le toucher et d'avoir séquestré, saisi de force ou emprisonné la présumée victime.

Les gestes reprochés à Pavy ont été commis alors qu'il était professeur de ballet classique aux écoles Florence Fourcaudot et du Prisme culturel.

Hier après-midi, son avocat, Me Michel Boudreault, a entrepris l'enquête de remise en liberté de son client. Me Boudreault estime que Romuald Pavy peut quitter la prison de Chicoutimi en raison de l'absence d'antécédent judiciaire, notamment, et sur le fait que l'homme ne pourra se sauver vers la France.

En contrepartie, la représentante de la Direction des poursuites criminelles et pénales, Me Sonia Rouleau, s'objecte à ce que l'individu retrouve sa liberté en raison des accusations portées contre lui et sur la possibilité qu'il puisse prendre l'avion vers son pays d'origine et ne jamais revenir au Québec.

L'enquête caution n'a pu être complétée hier, mais l'une des représentantes du Consul général de France au Québec, Françoise Brochet, est venue confirmer au juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, que le citoyen français va demeurer au Québec tant et aussi longtemps que son dossier criminel ne sera pas réglé.

«À la demande de Me Boudreault, j'ai communiqué avec le Consul de France au Québec afin de savoir si M. Pavy pouvait obtenir un laissez-passer ou un passeport d'urgence dans ce dossier. Le consul adjoint, Pascal Boquet-Dumont, a confirmé qu'il ne fera rien en ce sens, tant que l'affaire ne sera pas réglée devant la justice», a expliqué Mme Brochet, qui agit comme adjointe au consul honoraire de la France en région.

Bon enseignant

Romuald Pavy est arrivé au Québec à l'été 2007. Il a obtenu un permis de travail de l'École supérieure de ballet du Québec, car les dirigeants de l'école estimaient qu'il était le professeur qui leur manquait.

Mais après une année à Montréal, il semble que son contrat ait pris fin et qu'il n'a pas été renouvelé.

Pavy s'est ensuite trouvé un emploi au sein de l'école de danse Florence Fourcaudot, de Chicoutimi, à l'été 2008. Là aussi après une année, il a été congédié. La raison, son éthique de travail ne correspondait pas à celle de la direction. Des parents avaient notamment porté plainte parce que Pavy avait des préférées dans ses classes et qu'il frappait les danseuses à coups de baguette de bois. Il était aussi blessant envers plusieurs enfants.

Et en septembre dernier, il a été embauché à l'école du Prisme culturel de Jonquière. Il a été arrêté dans la journée du 3 mars après qu'une première plainte ait été déposée à la Sûreté du Québec.

 

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