Michel Marc Bouchard ne mâche pas ses mots dans une lettre ouverte publiée aujourd'hui (voir en page 11). L'auteur dénonce fortement la manière de fonctionner du gouvernement conservateur et du peu de pouvoir décisionnel des ministres. C'est la première fois que Michel Marc Bouchard s'exprime publiquement pendant une campagne électorale. Il explique que c'est la façon de faire du gouvernement Harper qui l'a poussé à faire cette sortie publique.
«On sait tous que toutes les décisions émanent du bureau de M. Harper, écrit-il. Un ministre est choisi par le PM pour ses aptitudes sur un sujet ou ses qualités de gestionnaire à diriger un ministère. Ce qui est encore votre cas. Et ce ministre a une marge de pouvoir décisionnel, ce qui, dans l'autocratie Harper, n'est pas votre cas. On est donc passé du mot ''ministre'' à ''Yes, man! ''.»
Michel Marc Bouchard souligne qu'il a profité de nombreuses subventions gouvernementales pour mener à terme ses projets. Il mentionne que grâce à ces montants, il est aujourd'hui à l'origine d'importantes retombées économiques et d'une visibilité partout dans le monde. Il donne en exemple deux pièces, «Les Feluettes» qui a pour cadre Roberval, ainsi que «Les Muses orphelines» dont l'action se passe à Saint-Ludger-de-Milot, qui seront produites dans des villes comme Paris, Lyon, Dublin, Rome, Turin, Séoul ou encore Tokyo. Il déplore donc le peu de crédit que les artistes reçoivent.
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