L'homme, qui a fait notamment sa marque à l'hebdomadaire Progrès-Dimanche, est toujours demeuré au fait de l'actualité régionale et provinciale, lui qui aura exercé le métier de journaliste durant plus de 35 ans.
«Mon père a commencé à ressentir divers malaises jeudi. Je l'ai immédiatement amené à l'hôpital de Chicoutimi, où les choses ne se sont pas amélioré. Il a rendu son dernier souffle en début d'après-midi lundi», a expliqué Claude, son fils unique.
Ce dernier, qui oeuvre pour la ville de Saguenay, retiendra du journaliste un homme qui recherchait toujours la nouvelle.
«J'admirais mon père pour le sens de la nouvelle qu'il possédait. Il était un ''fouilleux''. Il lui arrivait d'appeler un curé après le souper, car il avait entendu parler d'un événement ou d'une nouvelle qui était pour être annoncé. Je pense que la façon de faire de mon père était passablement différente de la manière de travailler actuelle», indique Claude Paradis.
Ancien rédacteur en chef du Quotidien et du Progrès-Dimanche, Bertrand Genest gardera un bon souvenir de l'homme qu'il a côtoyé durant près de 20 ans.
«J'ai rencontré Gilles à deux reprises au cours des 15 derniers jours. Il continuait son conditionnement physique, sachant que sa santé était fragile», de dire M. Genest.
«Gilles avait beaucoup d'entregent et il aimait pratiquer sa profession. Il a touché à tous les domaines, que ce soit les arts, les sports, le général et la politique. Il rendait très bien le travail qu'il avait à accomplir», d'expliquer Bertrand Genest.
Aider les jeunes
Ayant débuté sa carrière comme correspondant régional pour La Presse, Gilles Paradis a travaillé pour Le Soleil dans les secteurs de Dolbeau, d'Alma, de Jonquière et de Chicoutimi, avant de joindre le groupe du Progrès-Dimanche en 1973.
«Il a été mon collègue immédiat à mon arrivée au Progrès-Dimanche», raconte Catherine Delisle, aujourd'hui directrice de l'information au Quotidien. «Il était d'une grande gentillesse et savait donner de bons conseils. Il était gentil avec les jeunes journalistes. Il m'appelait la petite Delisle.
«Gilles avait ses chasses gardées. La politique, les affaires de la ville, c'était à lui. On ne pouvait lui enlever», ajoute-t-elle.
Un gars sociable
Un autre vétéran de la presse écrite, Claude Côté, a aussi côtoyé Gilles Paradis durant de nombreuses années. «Il était un gars très sociable et d'une grande gentillesse. Gilles faisait le tour de la Racine et il revenait avec quelques nouvelles. À l'époque, nous n'utilisions pas beaucoup le téléphone. On se fiait plus aux contacts directs. Et Gilles a fait ça très longtemps», conclut-t-il.
Le service funèbre aura lieu le samedi 18 octobre à la Cathédrale de Chicoutimi.










