Après s'être délectée, Mme Marois a payé la traite aux journalistes nationaux en achetant quelques pièces variées de fromage à base de lait de brebis. «Il faut leur dire que ce sont de bons fromages et qu'il faut en manger», a-t-elle expliqué à son entourage et aux cinq candidats qui l'accompagnaient.
Elle était en terrain conquis dans cette jeune entreprise qui a affronté la crise de la listériose peu de temps après sa création et accusé une perte de 50 000$ que le gouvernement actuel n'est pas pressé de compenser. La copropriétaire et son conjoint Martin Gilbert lui ont fait visiter leurs installations modernes afin de lui montrer un professionnalisme basé sur des valeurs du terroir. Une brebis naissante lui a été présentée comme la petite dernière de leur troupeau que ses propriétaires pensent baptiser Pauline en l'honneur de la chef péquiste qui a été ravie de la suggestion.
Mme Marois s'est portée à la défense des producteurs et des distributeurs de fromages fins au cours de sa rencontre.
«On a mis 25 ans à monter cette industrie-là qui est un beau fleuron québécois», a-t-elle dit à un producteur présent et administrateur du Syndicat régional du lait, Yvon Simard qui assistait à la rencontre.
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