Lors de son intervention, Pauline Marois a demandé au ministre ce qui arrivait avec l'entente de continuité signée en 2007 qui donnait des garanties à la région. «Qu'est-ce qui se passe? 400 emplois ont déjà été perdus. Rio Tinto retarde ses investissements, laisse planer le spectre de fermetures d'usines : Beauharnois, Shawinigan et celle de Vaudreuil à Jonquière. 2000 emplois pourraient disparaître parce que le gouvernement a mal fait son travail. Est-ce que le premier ministre peut nous confirmer que le gouvernement a accepté de signer une clause qui libère Rio Tinto de ses engagements si le prix de l'aluminium demeure sous la barre des 1800 $US la tonne, pendant plus de 30 jours, ce qui est le cas actuellement?», a-t-elle demandé.
M. Bachand a rétorqué en vantant l'entente de continuité qui représente un engagement ferme d'investir 2,1 milliards de dollars au cours des prochaines années au Québec. Il a également assuré que Rio Tinto Alcan respecterait ses engagements pour l'usine AP50.
Lorsque Pauline Marois a soulevé que les investissements de RTA étaient stoppés pour le moment, Raymond Bachand a répliqué que, même si les projets se déroulaient pour le moment au ralenti, les sommes étaient toujours sur la table. «Alcan, dans les prochains mois, va dépenser 100 millions de dollars en études de développement pour l'AP50, un rythme un peu plus ralenti qu'il voulait le faire en accéléré, quand le prix de l'aluminium était à 3000 $, mais un rythme qui correspond aux ententes originales d'ailleurs parce qu'ils ont plusieurs années pour développer ça.»
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