Vente des barrages d'AbitibiBowater: «Il n'y plus aucun doute»

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Vente des barrages d\'AbitibiBowater: «Il n\'y plus aucun doute»

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Le Centrale Chicoutimi d'AbitibiBowater sur la rivière du même nom.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Marc St-Hilaire
Le Quotidien

(Alma)  Il n'existe plus aucun doute. La compagnie AbitibiBowater a entamé le processus de vente de ses huit centrales de la division Hydro-Saguenay, dont la production moyenne est de 162 mégawatts. C'est ce que soutient le président du Syndicat national des travailleurs et travailleuses des pâtes et papiers d'Alma, Raynald Lapointe, qui assure que la vente des installations hydroélectriques d'AbitibiBowater au Saguenay-Lac-Saint-Jean correspond inévitablement à la fermeture des papetières d'Alma et de Kénogami.

Invité à se prononcer sur la situation, il déclare qu'il reste très peu de temps pour agir, à peine quelques semaines. Il ajoute dans la même veine que sans le potentiel hydroélectrique dont dispose la multinationale au Saguenay-Lac-Saint-Jean, aucune usine du territoire ne sera en mesure d'être compétitive.

Au cours des derniers jours, Raynald Lapointe a investi la totalité de ses énergies sur ce dossier. Il dit compter parmi ses alliés le ministre fédéral Jean-Pierre Blackburn. Ce dernier s'est en effet engagé à tout faire en son pouvoir pour contrer le projet d'AbitibiBowater.

Cependant, pour les syndicats d'Alma et de Kénogami, le principal appui doit provenir de Québec.  

Raynald Lapointe rappelle en effet qu'en vertu de la Loi 8, le gouvernement provincial a le pouvoir de court-circuiter les plans d'AbitibiBowater qui compte, par le biais de la liquidation de ses actifs, rembourser une partie de sa dette. Celle-ci s'élève en ce moment à quelque 6 milliards $ . Entre autres contraintes, la loi interdit à AbitibiBowater de se départir de ses centrales avant 2012.

Le gouvernement du Québec devient donc la carte maîtresse sur laquelle entend miser le président syndical pour sauver les 1500 emplois directs rattachés aux divisions Alma et Kénogami.

«Il n'y a pas d'autre équation possible, tranche-t-il. Si les barrages sont vendus, Alma et Kéno vont fermer. L'hydroélectricité est notre seul avantage concurrentiel. Nous évoluons dans une région éloignée, ce qui engendre d'importants frais de transport. Mais jusqu'ici, nous avons toujours eu l'argument de l'énergie pour compenser.»

Compte tenu des relations cordiales qui unissent le syndicat et la direction de l'usine Alma, Raynald Lapointe est impliqué dans la gestion du budget de la division. Selon lui, l'hydroélectricité produite par AbitibiBowater dans la région permet d'économiser environ 50 $ par tonne de papier, tant à Alma qu'à Kénogami.

«On a fait d'énormes sacrifices depuis 1996. On se fout bien d'Abitibi, et encore plus de Bowater. Si ça ne marche pas avec eux, ils nous vendront. Mais ça ne sera pas sans nos centrales. L'hydroélectricité, c'est ce qui nous rend attrayants pour un acheteur potentiel. Le gouvernement doit mettre ses culottes et faire en sorte que les centrales soient indissociables des usines d'Alma et de Kénogami. Tu achètes les centrales, tu fais virer les usines, point à la ligne», martèle Raynald Lapointe.

// Pour lire le dossier complet, consultez votre Quotidien

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