C'est la décision prise par les enseignants lors d'une assemblée générale qui s'est tenue lundi soir. «Notre volonté n'est pas de paralyser les séances, mais plutôt d'assurer une présence. De plus, nous allons remettre aux commissaires les témoignages de solidarité de profs envers Donald Bernard», a expliqué la présidente du Syndicat de l'enseignement de Louis-Hémon (CSQ), France Lapierre.
Les professeurs ont convenu de ne pas faire des moyens de pressions qui toucheraient les services aux élèves malgré la grogne.
«Il ne s'agit pas d'altérer les activités entourant notre prestation de travail ni de nuire à la relation maître-élèves. Les actions comprendront notamment une campagne de protestation publique touchant surtout les commissaires», a déclaré France Lapierre.
Ce n'est pas l'intention qui manquait, car les 250 professeurs présents ont manifesté vivement leur mécontentement. La présidente a réussi à calmer le jeu en leur mentionnant qu'il était interdit de boycotter des activités.
Il faut préciser que les enseignants ne peuvent pas ralentir le travail ou cesser certaines activités depuis le dépôt de la loi 43 sur l'instruction publique votée par le gouvernement libéral.
Parmi les autres moyens retenus pour exprimer leur appui à Donald Bernard, les professeurs vont analyser chacune de leur tâche. Ils vont soumettre à la direction celles jugées problématiques pour qu'elle fasse des modifications.
«S'ils se sentent dans une position de vulnérabilité, ils vont exiger des correctifs. Il y a des profs qui transportent des élèves et qui se retrouvent seuls avec l'un d'eux, est-ce qu'ils vont continuer à offrir ce service? Les directions vont avoir beaucoup de travail», promet la présidente.
Pour éviter que les professeurs se retrouvent dans une situation embarrassante, ils ont reçu une formation pour les prémunir face à d'éventuelles fausses allégations. «C'est certain qu'ils vont être plus vigilants. Nous leur conseillons de garder leurs distances pour éviter tout problème», a jouté la présidente.
Le syndicat maintient que Donald Bernard a été injustement congédié. Les démarches se poursuivent pour en appeler de la décision des commissaires devant le tribunal du travail.











