Le chef souverainiste a repris les arguments des travailleurs de l'industrie forestière pour réclamer du gouvernement Harper des garanties de prêts pour soutenir l'industrie qui atteint en ce moment le fond du baril. Le chef bloquiste a démontré que cette industrie ne profitait pas des mêmes avantages que celle de l'automobile qui a reçu un soutien de plusieurs milliards de dollars.
«Le gouvernement Harper refuse catégoriquement d'aider l'industrie forestière alors qu'il aide l'industrie de l'automobile de l'Ontario. Ça démontre que le ministre Denis Lebel est incapable de convaincre son premier ministre de l'importance d'intervenir pour soutenir les travailleurs et les entreprises», a déclaré le député bloquiste de Chicoutimi-Le Fjord Robert Bouchard.
«Le député conservateur de Roberval-Lac-Saint-Jean fait l'unanimité contre lui dans son propre comté. Les entrepreneurs et travailleurs réclament un programme de soutien énergique pour l'industrie forestière et leur représentant à Ottawa préfère soutenir l'industrie de l'automobile en Ontario. C'est ça la réalité en ce moment et M. Lebel ne donne pas d'indication contraire», reprend Robert Bouchard.
L'échange entre le premier ministre et le chef bloquiste a pris fin sur une note d'unité canadienne. Stephen Harper a déclaré que le Bloc québécois utilisait le prétexte de la crise forestière pour creuser le fossé entre le Québec et l'Ontario. Le premier ministre n'a pas évoqué de possibilité qu'il y ait de changement dans le financement des programmes dédiés à l'industrie forestière qui s'adressent uniquement au financement d'organismes de recherche et de promotion.
Le ministre responsable de Développement économique Canada pour le Québec et député de Roberval-Lac-Saint-Jean n'entend pas répondre aux sorties des syndiqués de la FTQ. M. Lebel se réserve le droit de répliquer aux attaques au cours des prochains jours en fonction de l'évolution de la situation.











