Trois points particuliers ont retenu leur attention.
Tout d'abord, ils ne sont pas en mesure de concevoir que le prêt consenti à Rio Tinto Alcan n'ait pas été avancé afin de redémarrer les travaux pour l'usine AP-50. «Nous avions des demandes précises qui auraient pu aider les régions et ils s'en ''fouttent''. Ils ont complètement abandonné les régions», dénonce le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard.
Son collègue de Jonquière, Sylvain Gaudreault, abonde dans le même sens. Selon lui, le fait de consentir les 235 millions de dollars restants (sur 400 millions) aurait permis de reprendre les travaux à une cadence importante. Plusieurs personnes auraient ainsi pu retourner au travail. «Il s'agissait d'une demande formulée d'abord par les syndicats, ensuite par le Parti québécois et appuyée par la Conférence régionale des élus. La région était unanime à ce sujet. Nous avions rencontré à ce sujet le ministre Serge Simard. Il nous a dit qu'il travaillait là-dessus, mais il n'y a rien dans le budget», mentionne M. Gaudreault.
Ensuite, seulement 65 millions de dollars sur deux ans seront accordés à l'industrie forestière pour toutes les régions du Québec. «Par exemple, juste pour AbitibiBowater, qui a trois usines dans la région, il aurait fallu entre 230 et 250 millions de dollars pour lui venir en aide. Pour tout le Québec, il aurait fallu des mesures à coups de milliards. C'est rire du monde», se désole Sylvain Gaudreault.
En tant que porte-parole du Parti québécois en matière d'énergie, il dénonce également les 500 millions de dollars annoncés sur cinq ans pour la production de bioénergie, comme l'éthanol et la biomasse. Selon lui, il s'agit d'argent recyclé puisque ce montant inclut les subventions prévues par le gouvernement fédéral.
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