Prière au conseil: Simoneau affirme être victime d'intimidation

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Prière au conseil: Simoneau affirme être victime d\'intimidation

Agrandir

Alain Simoneau

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Serge Lemelin
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Le plaignant Alain Simoneau a éprouvé de la difficulté à concilier les valeurs de respect d'autrui et de tolérance qu'il attribue à son code moral athée avec ses déclarations passées. Son code moral personnel inclut aussi le respect des biens des autres et de leurs croyances, le pacifisme et l'absence d'agressivité. Il a débuté hier son témoignage devant le Tribunal des droits de la personne à qui il demande d'interdire la prière au conseil municipal et de retirer les symboles religieux dans les immeubles de Saguenay.

Il a quand même trouvé appropriées les accusations de menteur et de dictateur qu'il a lancées au maire Jean Tremblay en séance publique et se déclare incapable de souffrir la vue d'un symbole religieux au conseil municipal ou dans tout endroit public de Saguenay. Il en détourne le regard pour ne pas être affecté parce qu'ils lui rappellent les années 60 où il était obligé d'aller tous les jours à la messe pendant le carême. Il n'est pas incommodé par le port de l'hijab, d'un kirpan ou d'un crucifix au cou s'il ne s'agit pas d'un conseiller municipal.

 

Contre-interrogé par l'avocate de Saguenay, Me Isabelle Racine, Alain Simoneau a nuancé ses propos recueillis par la Commission des droits de la personne lors d'un entretien avec un de ses représentants. Il précise qu'il ne changera pas de voie devant un chemin de croix et ne se privera pas d'aller sur le mont Royal parce qu'il y a une croix au sommet.

Dès sa première présence à une assemblée du conseil municipal le 4 décembre 2006, il a posé plusieurs questions sur différents sujets et s'est plaint de la prière. Le soir même, il a éprouvé de l'angoisse à l'idée d'être attaqué par un fanatique et il a emprunté un itinéraire différent pour se rendre à son domicile. Il a regardé plusieurs fois dans son rétroviseur pour vérifier s'il n'était pas suivi. Il a aussi reçu des appels intimidants et même un coup de téléphone d'un institut biblique la nuit.

Il est revenu à d'autres assemblées subséquentes et a garé son automobile loin du lieu de la réunion pour éviter qu'elle soit vandalisée. Simoneau dit que le fait que le maire le force à entreprendre des procédures pour faire cesser la récitation de la prière l'a obligé à quitter son état de «personne discrète qui n'aime pas s'afficher publiquement», ce qui est un grand inconvénient pour lequel il réclame des dommages moraux.

Opposant total

Presque chaque assemblée du conseil où il a été présent, il a pris la parole, selon les procès-verbaux déposés par Me Racine et il s'est déjà plaint au greffier que le compte rendu de ses questions était trop bref dans le procès-verbal.

À quelques occasions, il s'est trouvé seul à prendre le microphone dans une assemblée, une fois pendant 30 minutes.

«Ce que vous ressentiez ne vous a pas empêché de revenir vous exprimer», a fait remarquer l'avocate.

Un résumé de l'entretien du plaignant avec la Commission des droits de la personne le décrit comme un opposant au maire Tremblay: «Il se décrit en désaccord avec toutes ses décisions», y lit-on. Le plaignant a pourtant affirmé sous serment que «le maire Jean Tremblay fait de bonnes choses».

// La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer