Tradition et réflexion intense

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Tradition et réflexion intense

Agrandir

Le crucifix a effectué un retour dans la salle d'audience, hier, à son endroit habituel au-dessus du juge, comme on peut le voir ici sur cette photo d'archives.

Archives, Le Quotidien

Serge Lemelin
Le Quotidien

(Chicoutimi) Ne pas confondre: la prière récitée à l'hôtel de ville avant des séances du conseil municipal n'est pas la prière du public, selon le maire Jean Tremblay, mais bien celle des conseillers qui insistent pour maintenir cette tradition qui remonte aussi loin que la création des villes, villages et paroisses fusionnées en 2002 pour créer Saguenay.

Le maire a témoigné hier devant le Tribunal des droits de la personne qui est saisi d'une demande d'interdiction de la prière et de retrait d'une statuette du Sacré-Coeur et d'un crucifix des immeubles de Chicoutimi et La Baie. Le plaignant Alain Simoneau, un opposant systématique du maire depuis sa première présence à une assemblée publique le 4 décembre 2006, a obtenu l'appui du Mouvement laïque québécois pour abjurer sa foi catholique et adresser une plainte à la Commission des droits de la personne et au Tribunal des droits de la personne en 2007.

 

Le maire Tremblay a expliqué à la juge Michèle Pauzé et aux deux assesseurs qui l'accompagnent que le conseil a fait plusieurs modifications à la récitation de la prière pour concilier la volonté du plaignant de ne pas en entendre et celle des conseillers de la maintenir.

Le 3 novembre 2007, le conseil a adopté une résolution pour baliser la prière parce qu'aucune résolution antérieure en faisait mention depuis la création de Saguenay. Depuis cette date, la prière est conforme à cette réglementation, à une exception près lors d'une assemblée spéciale où il avait oublié de s'y conformer.

Les 19 conseillers se rassemblent dans la salle quelques minutes avant le début de l'assemblée et le maire fait son signe de croix, récite le texte et refait le même signe. Les conseillers sont debout, mais aucune consigne n'est adressée au public qui peut entrer et sortir de la salle à sa guise, demeurer debout ou s'asseoir.

Le nouveau texte est le calque français d'une formule qui a subi l'épreuve des tribunaux ontariens. «La lecture dure 25 secondes et je prends un minimum de deux minutes avant de commencer l'assemblée pour que les gens s'assoient», a indiqué en substance le maire qui précise que des cérémonies protocolaires de remise de récompense d'une durée de 5 à 20 minutes prennent place avant le début des assemblées régulières.

Cette façon de faire a été établie dans le but d'accommoder toute personne qui veut assister à une assemblée sans entendre ni voir la prière des conseillers. «Je n'ai jamais vu une personne indisposée», a continué le maire avant d'ajouter que Saguenay a tenté de trouver un texte qui puisse convenir à toutes les religions et que les convictions des personnes athées soient respectées. «On a essayé de trouver un terrain d'entente pour accommoder M. Simoneau.»

// La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien  

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer