« La population a parlé. Il y a énormément de ressenti en-dessous de ça. On ne l'a pas gagné tout seul, plusieurs nous ont appuyés dans notre démarche. On a obtenu près de 400 voix de plus, c'est inespéré «, a lancé Marie Gilbert-Thévard, porte-parole du Mouvement pour une nouvelle salle de concert à Saguenay. Depuis plus d'un mois, elle a travaillé d'arrache-pied, avec son collègue Éric Dufour, afin de sensibiliser la population à cette cause.
« Sérieusement, nous ne pensions pas atteindre notre objectif. Cette semaine encore, je me demandais ce que je faisais là! «, confie l'étudiante de 19 ans. Leurs efforts ont été récompensés au centuple, hier soir, lors de la fermeture des bureaux à l'Hôtel de ville. À 18h, 2000 personnes avaient déjà apposé leur signature. Rappelons qu'un nombre de 1856 signataires était requis pour forcer la tenue d'un référendum.
Véritable croissance
Depuis mardi dernier, les citoyens pouvaient signer les registres. On avait récolté un peu plus de 300 voix durant la première journée. Mercredi soir, on en avait 907. « L'effet d'entraînement a joué son rôle. Ceux qui n'y croyaient pas au début se sont finalement déplacés. Je dois dire que la météo nous a aidés «, souligne Marie Gilbert-Thévard.
Une trentaine de personnes s'étaient rassemblées, hier, dans l'attente des résultats. Sous de chauds applaudissements, les deux porte-parole ont été accueillis en héros à leur sortie de l'Hôtel de ville.
« On était derrière eux ! Ils ont fait un travail exceptionnel. J'arrêtais des gens sur la rue aujourd'hui que je ne connaissais pas, en leur disant de venir signer ! «, a lancé une citoyenne.
Jonquière et La Baie
Les étudiants avaient dénoncé, cette semaine, l'absence de bureaux dans les arrondissements de Jonquière et de La Baie. « Nous avons rencontré beaucoup de citoyens de ces arrondissements aujourd'hui (hier). Il y a même des gens de Saint-Fulgence et de Saint-Félix-d'Otis qui sont venus, mais ils n'avaient pas le droit de voter ! On est allé chercher des gens dans les foyers pour personnes âgées. Disons qu'on a mis le paquet pour la dernière journée «, explique la jeune porte-parole.
Le mouvement lancé par les étudiants aura connu une ascension considérable aux quatre coins de la ville. « On a commencé ça un dimanche soir et regardez où nous en sommes ! On ne pensait pas en entendre parler autant, c'est certain «, ont indiqué les deux porte-parole avant de festoyer avec leurs supporters.











