Solanges Lefebvre, vice-rectrice de la Chaire religions, cultures et société et directrice du Centre interdisciplinaire des religions de l'Université de Montréal, se spécialise depuis 2004 dans l'étude de la place de la religion dans la sphère publique. Elle participe à la formation des membres du Barreau des avocats du Québec et ses services sont retenus au même titre par la Cour d'appel du Québec.
L'avocat du Mouvement laïc québécois, Me Luc Alarie, a toutefois tenté de s'opposer à ce que le Tribunal des droits de la personne la reconnaisse comme experte parce qu'elle a refusé de lui dire directement si elle adhère à tous les dogmes de la religion catholique. La femme a préféré répondre que c'est une question personnelle, qu'elle se comporte comme une scientifique critique et que l'Église est au courant de ses positions critiques.
Le procès sur le bannissement de la prière avant le conseil municipal et l'enlèvement d'une statuette du Sacré-Coeur ainsi qu'un crucifix est une occasion, à son avis, de faire avancer le débat sur la place patrimoniale de la religion dans la société moderne laïque.
«Il y a beaucoup d'ignorance au sujet de la France (souvent citée comme exemple de laïcisme). Malgré la loi de 1905 sur la séparation des pouvoirs de l'Église et de l'État, le gouvernement soutient de façon importante l'Église catholique en payant pour ses immeubles, le chauffage et les réparations», a dit en substance Mme Lefebvre.
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