Peu de lueur d'espoir pour un redémarrage prochain. Surtout que les dirigeants ont expliqué que l'usine de Dolbeau-Mistassini n'avait pas la capacité de production pour répondre aux commandes totales des clients. Ce que peut faire l'usine de Grand-mère et Gatineau. «Ils nous ont dit que s'il ouvrait notre usine, il faudrait qu'une autre soit ouverte à moitié. Ce qui ne se fait pas parce que ce n'est pas rentable», mentionne-t-il.
Il n'y a pas de décision de fermeture définitive, mais pas de démarrage en vue. Le groupe revient donc à la case départ et doit attendre le plan de restructuration de la multinationale.
Le magistrat et les deux présidents de syndicat, Léger Bilodeau et Gilles Bouchard vont faire le bilan de cette rencontre avec le comité papetière et vont décider de ce qu'ils feront dans le futur. «Nous avons encore de devoirs à faire et nous allons rediscuter avec Boralex», a indiqué le maire.
Georges Simard a clairement compris que l'entreprise tente par tous les moyens de se sortir du gouffre. «Ils sont dans la misère noire. Ils font tout pour sauver les meubles et ils ne savent même pas, s'ils vont éviter la faillite. Ils disent qu'ils essaient de prendre les meilleures décisions dans les circonstances», se résigne Simard.
Chiffres
Ce dernier n'a pas aimé que la compagnie refuse de dévoiler ses chiffres sur le coût de la tonne de papiers par usine. « Ça, ç'a me dérange énormément. Nous aimerions pouvoir comparer les performances des usines. Aussi, je me pose une question. Le nouveau patron des papetières, Michel Girard, a travaillé à Kénogami et à Alma, aurait-il une préférence», se questionne le magistrat.
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