Après avoir obtenu une rencontre au siège social de la compagnie à Montréal, les membres du comité de relance de la papetière ont fait le point entre eux afin de peaufiner leur stratégie. Le maire de Dolbeau-Mistassini, Georges Simard et le président du syndicat de la papeterie, Léger Bilodeau, n'acceptent toujours pas que leur usine, qui est rentable, soit encore fermée.
«Nous sollicitons dans les plus brefs délais une rencontre ici, à Dolbeau-Mistassini, entre les dirigeants d'AbitibiBowater, le gouvernement du Québec, le ministre Serge Simard, la haute direction de Boralex, le milieu de Maria-Chapdelaine et les travailleurs.
«Cette rencontre d'urgence est essentielle pour que toutes les parties au dossier voient et entendent le plan de relance réaliste et avantageux que le milieu a élaboré pour assurer à notre complexe forestier intégré (scierie, papetière et cogénération) un avenir prospère», indique le maire Georges Simard.
Lui et le président du syndicat croient que la rencontre permettra également d'offrir une nouvelle fois leur collaboration légendaire qui caractérisait les relations d'affaires avec Alain Grandmond et Yves Laflamme, d'AbitibiBowater, avant qu'ils ne soient récemment mis à l'écart par la haute direction de la compagnie, a fait valoir Georges Simard.
Insatisfait
À la suite de la rencontre avec les hautes instances d'AbitibiBowater à Montréal, messieurs Simard et Bilodeau n'ont pas caché leur déception. Ils ont qualifié le discours de l'entreprise de grossière manipulation médiatique.
«Toute leur nouvelle présentation des chiffres, c'est de la bouillie pour les chats. Toute l'industrie sait que la papeterie de Dolbeau-Mistassini est productive et rentable. Et nous, on sait qu'on peut facilement augmenter cette rentabilité avec des projets déjà identifiés, qui impliquent des investissements mineurs et dont le financement est disponible. Il faut seulement la bonne volonté d'AbitibiBowater.
«Je n'accepterai jamais que notre papeterie rentable soit fermée par des gens qui ne connaissent même pas leur usine et, de surcroît, n'y ont jamais mis les pieds. Cette attitude montre toute l'insensibilité et l'irresponsabilité qui caractérisent la compagnie actuellement», de dire le maire Simard.











