Denis Trottier a senti important de convoquer la presse, hier, pour faire le point dans le dossier avant que tout dérape et que le projet de relance avorte. Il n'y a pas 36 solutions selon lui. «Il est facile pour le gouvernement de dire qu'il ne peut rien faire parce qu'il s'agit d'une entreprise privée, mais il y a des pistes de solutions. Il faut qu'il donne un signal», a-t-il indiqué.
Selon le politicien, le gouvernement n'a qu'à répondre aux demandes de Boralex et d'AbitibiBowater, ce qui ne représente pas une somme astronomique. «La solution de la relance implique notamment un système de récupération de vapeur à la papeterie et une nouvelle turbine à l'usine de cogénération, ce qui permettrait une réduction importante des coûts d'énergie», a-t-il mentionné.
Mais pour ça, AbitibiBowater doit donner l'heure juste. «Il faut travailler avec eux tant qu'ils n'ont pas donné leur décision finale. La confrontation ne sert à rien», a-t-il insisté. C'est pour cette raison que la rencontre exigée par le comité papetière est extrêmement importante selon lui. «Il faut que le gouvernement donne un signal, ensuite il faut que tout le monde fasse son bout de chemin, les travailleurs, Boralex et AbitibiBowater.»
Il est conscient qu'il y a une grande inquiétude dans la municipalité. «Il faut continuer à maintenir la pression, mais de façon polie. Il faut éviter la menace, tous travailler dans le même sens et mettre de côté la partisanerie. Il ne faut pas faire de petite politique. Je travaille pour mon comté et non pour le Parti québécois», a-t-il lancé en déplorant ne pas avoir été souvent invité à la table du comité papetière.
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