Durant une bonne partie de l'avant-midi, hier, les membres de la cellule, dont le président et le vice-président de la Conférence régionale des élus (CRÉ), Georges Simard et Réjean Laforest, les préfets Gilbert Goulet, Léonard Côté et Jean-Marie Claveau, le représentant du Conseil des Montagnais, Sébastien Kurtness, le député péquiste Denis Trottier, les représentants de la FTQ et de la CSN, Jean-Marc Crevier et Engelbert Cottenoir et un d'AbitibiBowater ont discuté ouvertement de la situation à l'usine de Dolbeau-Mistassini.
«Oui, nous avons demandé au représentant d'AbitibiBowater de quitter la réunion. Cette personne n'était pas d'accord avec ce que nous avions à raconter de notre rencontre avec AbitibiBowater, la semaine dernière à Montréal. Lorsque nous avons vu cela, le préfet Gilbert Goulet a demandé à ce qu'il soit sorti de la réunion. Nous voulions parler à livre ouvert sur la rencontre de la semaine dernière et comme le représentant voulait absolument défendre la compagnie, même s'il n'a pas assisté à la rencontre, il était préférable qu'il laisse la table», a confirmé George Simard au représentant du Quotidien.
Celui-ci estime que les gens d'AbitibiBowater n'ont pas pris la démarche des représentants régionaux au sérieux. «Tout au long de la rencontre, ils ont regardé leur montre, le plafond et n'ont pris aucune note. Ils nous ont reçu par politesse, mais ils ne semblaient pas intéressés.
«Pourtant, nous voulions présenter notre projet d'investissement de 55 millions de dollars, sans leur demander un sou. De plus, l'entreprise ne peut pas dire que nous n'avons pas collaboré. Les travailleurs ont accepté de baisser le nombre d'emplois de 100, la compagnie a reçu un million de dollars en retour de taxes et des études ont été faites. Nous avons collaboré avec eux pendant deux ans et ceux qui nous ont aidés ont été tassés», de dire le président de la CRÉ.
Georges Simard ne sait pas si le représentant d'AbitibiBowater évincé de la rencontre, qui serait André Tremblay (directeur général de PFS), sera invité à nouveau aux rencontres de la cellule de crise ou sera même intéressé à s'y présenter.
Pour sa part, Pierre Choquette, le porte-parole de la compagnie d'AbitibiBowater, dit que les dirigeants vont étudier la situation dans les jours à venir.










