Adopter sans rupture de lien

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Un avant-projet de loi, portant sur l'adoption locale sans rupture de lien, a... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le Quotidien, Rocket Lavoie

Patricia Rainville
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Un avant-projet de loi, portant sur l'adoption locale sans rupture de lien, a été déposé mardi dernier à l'Assemblée nationale. Les parents biologiques pourraient donc demeurer légalement les parents de l'enfant qu'ils ont confié en adoption, tout comme ses parents adoptifs. Qu'en pense la Direction régionale de la protection de la jeunesse (DPJ)?

Le document soulève plusieurs questionnements. Cette loi viendrait-elle à l'encontre du jeune, de sa stabilité? Diminuerait-elle le désir des Québécois d'adopter localement? «Actuellement, lorsqu'un parent confie son enfant à l'adoption, tous les liens sont brisés. Le parent n'a plus aucun droit. Mais je peux vous assurer que le besoin de retrouver ses parents est un besoin fondamental. Il y en a beaucoup des parents qui reconnaissent ne pas être en mesure d'assurer l'éducation de leur enfant, mais de là à mettre une croix dessus, ce n'est pas facile», explique la directrice générale de la Direction régionale de la protection de la jeunesse, Danielle Tremblay.

 

«Je ne crois pas que les gens hésiteront à adopter un enfant, en ayant peur d'avoir le parent biologique dans le décor. C'est très déchirant de voir un parent laisser aller son enfant de 7 ans parce qu'il n'est pas en mesure de s'en occuper correctement. Et c'est tout aussi déchirant de voir l'enfant quitter sa mère ou son père, parce qu'à 7 ans par exemple, l'enfant a un passé avec son parent», indique Danielle Tremblay.

Le projet de loi, déposé par la ministre de la Justice Kathleen Weil, modifierait le Code civil. Lorsqu'on parle d'adoption locale ou interne, on fait référence aux adoptions faites au Québec. Le projet de loi ne traite en aucun cas de l'adoption réalisée à l'étranger. Le projet institue de nouvelles notions comme l'adoption ouverte, l'adoption sans rupture avec le parent biologique, de même que la délégation judiciaire à des tiers (grands-parents, oncles, tantes, ex-conjoint) de l'autorité parentale. La mère, par exemple, qui ne veut plus assurer son rôle, mais hésite à couper tout lien avec son enfant, pourra privilégier «l'adoption ouverte» et conclure une entente de communication avec les parents adoptifs. Un droit de visite et diverses formes d'échanges avec son enfant pourront être considérés. Selon la DPJ, il est primordial d'apporter de telles modifications à la loi sur l'adoption au Québec, afin de s'adapter aux nouvelles réalités.

// La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien 

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