Depuis hier, seules les personnes à risques peuvent recevoir le vaccin et celles-ci doivent prouver qu'elles appartiennent bien aux groupes ciblés.
«Il est de notre devoir de protéger en priorité les personnes les plus vulnérables parce qu'elles sont les plus exposées aux complications de la grippe. On a reçu la consigne de resserrer les critères dans les dernières heures. On risquerait d'avoir des critiques si on ne respectait pas les clientèles visées, si on manquait de vaccins», a insisté Martine Couture, présidente-directrice générale de l'Agence de la santé et des services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean au cours d'un point de presse tenu hier.
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Au cours de la deuxième phase de vaccination, seules les personnes atteintes d'états chroniques âgées de moins de 65 ans, les femmes enceintes de 20 semaines et plus, les enfants de 6 mois à moins de 5 ans et les personnes qui résident avec des gens ne pouvant être immunisés ou qui pourraient ne pas bien répondre au vaccin pourront être vaccinées.
De leur côté, les femmes enceintes de moins de 20 semaines devraient avoir accès au vaccin sans adjuvant dès la semaine prochaine.
Depuis lundi, les personnes qui se présentent dans les centres de vaccination doivent fournir la preuve qu'ils appartiennent à un groupe à risque. Médicaments, billet du médecin, carnet de naissance d'un enfant de moins de six mois...
Un nombre restreint de vaccins explique le resserrement des critères.
«Le pourcentage de travailleurs de la santé qui s'est fait vacciner est très élevé. Dans la population, il y a aussi eu un revirement important et on doit s'adapter. On dispose pour cette semaine de 25 000 doses environ. Le prochain arrivage risque d'être pas mal plus bas», a soutenu le Dr Donald Aubin, directeur de santé publique de l'agence.
«On est plus strictes à cause du nombre de vaccins. Des milliers de personnes qui ne sont pas à risques ont pu recevoir le vaccin la semaine dernière. Cette situation doit être modifiée immédiatement, sinon, les personnes les plus vulnérables, celles qui risquent de ressentir le plus durement les effets du virus, pourraient être privées du vaccin, faute d'un nombre de doses suffisant, entre le 2 et le 13 novembre», a expliqué la présidente-directrice générale. «Certains CSSS procédaient déjà à une gestion assez stricte; désormais, il en sera ainsi pour toute la région. L'important, c'est l'harmonisation de nos lignes directrices», a-t-elle maintenu.
Toutefois, Mme Couture s'est faite rassurante.
«Les gens n'ont pas à s'inquiéter. Il y aura des vaccins pour tous.»
Des milliers d'appels
Dans les municipalités où on a opté pour la vaccination par prise de rendez-vous, le travail se complique. Des intervenants doivent rappeler l'ensemble des personnes qui ont obtenu une place afin de s'assurer qu'elles font partie des groupes à risque.
Manon Doucet, responsable des communications au CSSS Maria-Chapdelaine, confirme que quatre à cinq personnes travaillent à plein temps à rappeler les 400 à 500 personnes ayant obtenu un rendez-vous chaque jour, pendant près de deux semaines.
«Nous avons une très bonne collaboration des gens», assure la responsable des communications. «Les gens pouvaient s'inscrire par l'internet et on ne pouvait valider à quel groupe chacun appartient. Ce n'était pas grave puisqu'on ne refusait personne. Mais là , les choses ont changé», explique-t-elle.
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