Plusieurs enfants attendaient sous la pluie, emmitouflés dans des couvertures depuis des heures, tout comme des femmes enceintes de plusieurs mois et des personnes atteintes de maladies chroniques.
Les gens qui patientaient en avaient long à dire sur le processus de vaccination.
«Pensez-vous que de laisser de jeunes enfants attendre dehors sur le bord du Saguenay est logique?», questionnait Hugues-Éric Desbiens. Celui qui était le premier dans la file attendait sur place depuis 4h30 le matin. Il a pris les grands moyens afin de s'assurer que ses deux petites filles, âgées de 18 mois et de 3 ans, aient accès au vaccin. «Hier, elles n'ont pas pu le recevoir. On est gérés par des «ploucs».»
Les propos de l'homme étaient appuyés par certains citoyens qui eux aussi, attendaient leur tour.
Site
Le choix du lieu de vaccination soulève effectivement bien des questions au sein de la population.
Les gens n'arrivent pas à comprendre pourquoi on les fait attendre dehors pendant des heures.
Même s'ils s'étaient préparés en conséquence, la plupart des citoyens rencontrés sur place commençaient à avoir froid avant l'ouverture des portes.
«On attrape le rhume avant d'entrer», a imagé Line Mongeon, qui attendait son tour.
«Je ne comprends pas pourquoi on ne nous installe pas au Centre Georges-Vézina. Il y aurait de la place à l'intérieur pour tout le monde», a affirmé Jean-Claude Simard.
Processus
D'ailleurs, plusieurs remettaient en question tout le processus de vaccination.
Jean Bordeleau ignorait toujours qu'il devait avoir en main ses médicaments à son arrivée sur le site en début de matinée. Heureusement, une personne a surveillé sa place, le temps qu'il retourne à la maison. «Il pourrait y avoir quelqu'un dehors pour nous informer dès notre arrivée. Comme ça, personne n'attendrait pour rien.»
À 11h seulement, un homme est venu dicter les consignes et les règles concernant l'accessibilité au vaccin.
«Ils pourraient commencer plus tôt», a suggéré Gérald Bean.
À ses côtés, une mère de famille était sur place depuis 8h avec ses trois enfants de 8, 6 et 4 ans. Un des petits est immunocompromis. Toute la famille devrait donc être vaccinée. Mais la dame n'a pu obtenir de preuve médicale de son médecin. «Ce sera à moi de me battre pour que mes enfants aient accès au vaccin», a déploré Caroline Beaumont.











