Plus de 400 personnes ont assisté hier aux festivités entourant ce 30e anniversaire. Le thème «30 ans sans perdre le nord» illustre bien l'histoire de cette coopérative toujours à l'avant-garde.
Bien des gens oublient l'importance de ce regroupement de travailleurs pour l'économie de la région. La coopérative forestière de Girardville donne de l'emploi à 500 personnes. Il y a 177 travailleurs qui sont membres-propriétaires. «Nous avons au moins un travailleur dans chacune des localités du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Quand nous disons que nous favorisons le développement économique de la région, c'est vrai», affirme le directeur général, Jérôme Simard.
L'entreprise affiche un chiffre d'affaires de plus de 22M$. Elle octroie pour 12M$ de contrats à des entreprises régionales.
«Il était tout à fait normal d'organiser une grosse fête pour le 30e. Nous trouvons essentiel de démontrer à nos travailleurs l'importance qu'ils ont sur la santé économique de la région. Leur créativité et leur innovation ont permis de développer des projets porteurs qui nous permettent de prospérer aujourd'hui dans ce climat économique très difficile», avance-t-il.
«Nous avons travaillé énormément sur le sentiment d'appartenance des employés au cours des dernières années. Et ça rapporte. Les travailleurs c'est notre carburant. Ils sont la clé de cette réussite. Ils ont à coeur la réussite de leur entreprise. C'est ça la force du mouvement coopératif. Il est donc important aussi que l'ensemble de la région prenne conscience de notre importance», mentionne pour sa part le président Éric Corneau.
Les nombreux invités et les personnalités politiques dont la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau et le ministre Denis Lebel ont pu visiter les nouveaux locaux administratifs de la coopérative. La Coopérative a acheté et reconverti la vieille scierie Bowater pour accueillir 30 travailleurs. Un investissement de 700 000$.
Actuellement, le conseil d'administration planche sur quelques scénarios pour utiliser l'autre partie de l'usine. Le plus sérieux faire un centre de valorisation de la biomasse.













