Le projet, évalué à plus de 18 millions $, a été annoncé en grande pompe hier à Mashteuiasth, où s'étaient réunis plusieurs chefs autochtones, ministres et représentants de l'industrie de la construction au Québec.
Ce nouveau centre prendra la forme d'une équipe d'agents qui verra à répartir les élèves dans les centres de formation. Les classes seront uniquement composées d'Autochtones. L'enseignement sera alors adapté aux réalités que vivent les membres de ces premières nations.
Par ailleurs, le statut « virtuel » permet à ce nouveau service d'être offert partout dans la province, dans les infrastructures scolaires déjà existantes. Le financement servira à soutenir les élèves et à embaucher des enseignements.
« Ce centre aura une vocation nationale. Il s'agit d'un concept des plus novateurs et prometteurs. On soutient les Autochtones dans leur formation pour les encourager à participer au développement de leur communauté et du Québec », a soutenu le ministre des Affaires autochtones, Pierre Corbeil, présent hier à Mashteuiasth, pour l'inauguration officielle du centre de formation.
L'objectif de ce projet est de former 200 diplômés autochtones sur une période de quatre ans en offrant des garanties d'emploi dans l'industrie de la construction.
Si pour l'instant les formations se déroulent dans les infrastructures déjà existantes au Québec, le conseil de bande de Mashteuiasth pourrait implanter un centre dans la communauté. « Dans la foulée du Plan Nord, un centre de formation à Mashteuiasth pourrait être envisagé. Si un nombre suffisant de membres veulent poursuivre une formation, nous allons certainement faciliter leur démarche », a laissé entendre le chef Gilbert Dominique, visiblement enthousiaste face à cette initiative des communautés autochtones, de l'industrie de la construction et des gouvernements.
Pour l'industrie de la construction, un tel centre permettra d'assurer une main-d'oeuvre compétente sur les chantiers de la province. « La création d'un centre de formation destiné aux Autochtones représente un outil d'intégration sociale crucial pour toutes les communautés. Ce projet est précurseur pour l'avenir, pour les Autochtones, pour l'industrie de la construction et pour le développement économique du Québec », a soutenu le président-directeur général de la Commission de la construction du Québec (CCQ), André Ménard.
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