Lorsqu'elle a pris possession de son nouveau logement, en juillet 2008, Jacinthe Gravel se réjouissait pourtant d'avoir enfin déniché un endroit qui répondait à tous ses besoins. Situé en plein coeur du centre-ville d'Alma, sur la rue Sacré-Coeur Ouest, l'appartement avait comme principal avantage d'appartenir à une coopérative d'habitation. Souffrant d'une maladie dégénérative sévère, Mme Gravel pouvait ainsi toucher une subvention qui lui permet de défrayer ses coûts de loyer.
«On m'avait dit que des travaux seraient effectués afin de rendre le logement habitable», raconte-t-elle en préambule.
Le rêve s'est toutefois transformé en cauchemar. Manifestement, jamais les administrateurs de la coopérative n'ont procédé aux améliorations du logement.
Depuis maintenant plus d'un an, Jacinthe Gravel est donc contrainte à dormir au salon, où elle a installé son lit en raison de l'état lamentable de la chambre principale.
Une visite de la pièce en question permet de confirmer les dires de la locataire. Dès que celle-ci ouvre la porte, une puissante odeur d'humidité s'évade de l'endroit, qui décèle des fenêtres embuées et abondamment marquées par la pourriture, un prélart déchiré par endroits, des murs jaunis, etc. Suspendus dans la garde-robe, quelques vêtements peinent à résister à leur environnement, comme certains meubles abandonnés ici et là dans la pièce.
«Pour décontaminer mes vêtements et mes meubles, la facture s'élèverait à 8000$», rapporte la dame, qui a en main une évaluation réalisée par l'entreprise Steamatic.
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