C'est ce qu'aurait laissé sous-entendre Yves Laflamme, le premier vice-président, division Produits du bois d'AbitibiBowater, lors de sa rencontre avec les maires du secteur, la semaine dernière.
Par contre, les installations ne sont pas à vendre comme les papetières de Beaupré et de Donnacona. On ne cache pas qu'on pourrait le faire si la compagnie recevait des offres. «Nous sommes ouverts à toutes éventualités. Nous n'avons obtenu aucune offre de concurrents. Le milieu de Dolbeau-Mistassini ne nous a pas soumis non plus de proposition», indique le porte-parole Pierre Choquette.
Le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, signale que le temps presse et qu'une offre d'achat doit être faite d'ici le printemps. «Il y a eu beaucoup de si depuis un an, il est temps de passer à l'action. Nous allons leur faire une proposition avec ou sans partenaire. Ensuite, nous allons voir s'ils sont intéressés à vendre», expose-t-il sans être capable de définir un projet concret.
Il est clair qu'une clause de non-concurrence sera exigée par AbitibiBowater. «De plus, le processus de vente pourrait être long, car l'offre d'achat devra être entérinée par les créanciers», indique Choquette.
Jean-Pierre Boivin concède que la situation est loin d'être encourageante. «Monsieur Laflamme nous a signalé que la demande avait baissé de 50% pour le papier. C'est pire pour le papier journal, mais les perspectives ne sont pas meilleures pour le papier circulaire et le livre de poche. C'est certain qu'une rouverture à court terme n'est pas envisagée, mais il n'a pas parlé de fermeture définitive», affirme Jean-Pierre Boivin.
Pour certaines personnes interrogées par le QUOTIDIEN, les chances d'un redémarrage sont extrêmement minces. Le seul espoir réside dans le fait que les installations seront chauffées cet hiver.
De plus, un éventuel démarrage sera rendu difficile, car près du tiers des 250 travailleurs a trouvé de l'emploi ailleurs.











