Ce département était responsable du traitement des salaires de plus de 3000 employés, répartis dans l'ensemble des usines syndiquées du Québec.
Selon une note interne, transmise hier par la haute direction de RTA, «cette intégration s'inscrit dans le projet de regrouper toutes les activités canadiennes de paie à Montréal».
Depuis 17 ans, Diane Bradette travaille à ce service du Complexe Jonquière. En 2005, se souvient-elle, elles étaient neuf à se partager les responsabilités rattachées à son département. Depuis cette époque, le nombre de permanents a chuté à trois personnes, en plus d'un employé à temps partiel.
«Ils ont tout fait pour que nous nous plantions, mais ils n'ont pas réussi. Nous avons toujours tenu le service à bout de bras, car nous aimions ce que nous faisions. Nous voulions conserver ces emplois dans la région», déclare-t-elle.
Bien que le nombre de postes concernés puisse apparaître négligeable pour certains, la fermeture du bureau de la paie de Jonquière représente une perte énorme aux yeux de l'employée. Il s'agit, selon elle, de la preuve éloquente que la direction locale de RTA n'a pratiquement plus de pouvoir décisionnel.
«Je suis persuadée que les dirigeants locaux ne sont pas enchantés par cette décision. Ils savent l'ampleur du travail que nous effectuons. Ils savent qu'ils se font enlever, encore une fois, quelque chose d'important», avance-t-elle.
Diane Bradette enchaîne en soulignant que, chaque semaine, son équipe doit tenir compte de 22 conventions collectives différentes, de l'assurance-emploi, des pensions alimentaires, etc. «Faire une paie, dit-elle, ce n'est pas juste peser sur un bouton.»
Le transfert des responsabilités du service de paie de Jonquière vers la métropole devrait être complété au deuxième trimestre de 2011, selon les plans de la compagnie.











