Maxime Roussy: tout quitter pour l'écriture jeunesse

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Chaque année, Maxime Roussy rencontre quelque 30 000... (Courtoisie)

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Chaque année, Maxime Roussy rencontre quelque 30 000 jeunes lors des différents salons du livre, dans les bibliothèques et dans les écoles. Le porte-parole de Phobies-zéro profite de chaque occasion pour parler des problèmes anxieux. Lors du dernier Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, l'auteur était accompagné de deux de ses quatre filles, Simone et Alice Rose.

Courtoisie

Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(Chicoutimi) Maxime Roussy a quitté un bon emploi et la vie montréalaise pour s'installer au Saguenay et se lancer dans une carrière incertaine d'auteur jeunesse. Cinq ans plus tard, ses livres sont de véritables succès et les projets se succèdent à un rythme effréné. 

Plus de 250 000 exemplaires de la série Pakkal se sont écoulés alors que les quatre tomes de la série Namasté cumulent 25 000 copies vendues en moins d'un an. Il n'y a pas de doute, Maxime Roussy est un auteur à succès.

L'heureux papa de quatre filles âgées entre 11 ans et 18 mois vient tout juste de publier «La colère de Boox», le 11e tome de la série-culte Pakkal qui en comptera 14. La série trône au sommet des palmarès des meilleurs vendeurs en littérature jeunesse au Québec depuis sa sortie à l'été 2005.

La série jeunesse fantastique inspirée de l'histoire maya plaît particulièrement aux jeunes garçons. «Il y a trois lecteurs pour une lectrice», confirme Maxime Roussy.

La série Namasté, qui s'adresse surtout aux jeunes filles de 10 à 16 ans, connaît elle aussi un succès enviable. Si quatre tomes de la série ont été publiés depuis un an, la faillite de l'ancienne maison d'édition qui les publiait a obligé leur retrait des tablettes pendant six mois. C'est donc dire qu'une demi-année seulement aura suffit à écouler 25 000 exemplaires.

«La faillite de la maison d'édition a été un moment assez difficile. Mais là, ça va super bien. Les livres ont été achetés par les Éditions La Semaine», affirme celui qui rappelle que pour qu'un livre soit un «best-seller» au Québec, il faut en vendre entre 3000 et 5000 exemplaires.

L'auteur le confirme, il n'y a pas que les jeunes filles qui s'intéressent aux aventures de celle dont le nom indien signifie «Je salue le divin en vous». «Les mères et les grand-mères lisent aussi les livres. Je reçois beaucoup de courriels de leur part.»

S'il écrit toujours pour les adultes, celui qui a reçu le prix de l'Académie avec son premier roman «Du sang sur la chair d'une pomme», publié en 1999, a choisi de faire de l'écriture jeunesse sa priorité. L'auteur aime l'authenticité des jeunes.

«Avec les jeunes, soit tu es «poche», soit tu es «cool». Il n'y a pas de milieu. Cet aspect peut parfois être cruel, mais avec eux, on sait si on se dirige dans la bonne direction. Cet anti-enrobage des jeunes fait en sorte qu'on sort vite de notre zone de confort. En fait, avec eux, il n'y a pas de zone de confort.»

Maxime Roussy a quitté un bon emploi et la vie montréalaise pour s'installer au Saguenay et se lancer dans une carrière incertaine d'auteur jeunesse. Cinq ans plus tard, ses livres sont de véritables succès et les projets se succèdent à un rythme effréné.  

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