En fin de soirée, on était toujours sans nouvelles du capitaine Jean-Marc Sasseville et du constable Bertrand Fraser, en mission à Haïti depuis le mois d'octobre.
Le lieutenant Dominique Corneau, responsable d'établir la communication entre les agents en mission et leurs familles, n'avait toujours pas réussi à entrer en contact avec les deux hommes sur le terrain.
« À l'heure actuelle, on ne sait rien. On ne sait toujours pas où ils sont. Mais tout porte à croire qu'ils étaient tous les deux à Port-aux-Prince. C'est inquiétant, mais on ose espérer qu'ils font du sauvetage et qu'ils donneront des nouvelles dès qu'ils auront repris le contrôle de la situation. «
Dès l'annonce du séisme, le lieutenant Corneau a été mandaté par la police de Saguenay pour s'occuper du dossier. Le policier a lui-même passé plusieurs mois sur le terrain, avant que ses deux confrères ne viennent prendre le relais.
« Les familles sont inquiètes. Elles ont hâte d'avoir des nouvelles. Je vais rester près du téléphone toute la nuit «, a-t-il confié en fin de soirée hier.
Le policier de Saguenay maintenait à la fois le contact avec les familles, des intervenants à Haïti et les policiers du service de police de Montréal. « Le SPVM a 42 policiers là-bas. Ils n'ont pas encore réussi à tous les localiser non plus. «
Malgré les nouvelles peu encourageantes reçues tout au long de la soirée, Dominique Corneau demeurait optimiste hier soir. « Je les connais ces deux policiers. Je sais comment ils sont. Je sais qu'avant de téléphoner, ils vont aider les gens dans le besoin. Ils sont probablement en train d'effectuer des opérations de sauvetage. Ils doivent être très sollicités. «
Le constable Bertrand Fraser a quitté Bagotville hier, après une semaine de vacances en compagnie de sa famille. Il devait atterrir à Port-au-Prince vers 14 h 15. Le séisme a frappé à 17 h. « Bertrand Fraser fait du coaching' et du monitoring' dans la ville de Gonaïve. Habituellement, une fois arrivé à Port-au-Prince, une voiture nous attend et on quitte immédiatement pour notre secteur de travail. Pour une raison de logistique, M. Fraser devait passer une nuit à Port-au-Prince avant de quitter pour Gonaïve mercredi «, raconte Dominique Corneau.
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