La présidente du comité de survie, Manon Martel, a déposé un mémoire aux autorités de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, hier soir.
«L'école est située dans un quartier défavorisé. Il n'y a pas une école qui peut la remplacer. Si elle ferme, ce sont les élèves qui vont être touchés et cela pourrait entraîner de graves problèmes», a déclaré la présidente. Elle était accompagnée de Linda Youle, Patrice Larochelle et Gilles Girard. De nombreux parents et membres du personnel s'étaient donné rendez-vous dans les locaux de la commission scolaire.
Soulignons que l'école est menacée de fermeture depuis février 2009. Le comité avait un an pour déposer un mémoire. La décision finale de la commission scolaire doit être rendue le 23 février prochain.
Pauvreté
Pauvreté, milieu familial instable, alcoolisme, toxicomanie, violence, isolement, détresse et délinquance sont des réalités avec lesquelles doivent composer plusieurs élèves de l'école. «Pour les enfants qui vivent ces problématiques, l'école devient souvent le seul lieu stable de leur vie. Par exemple, 43% de la clientèle profite du Club des petits déjeuners», a déclaré Mme Martel.
Pour plusieurs parents, les services offerts ont permis à leur jeune de s'épanouir, d'apprendre. Danny Perron est l'un d'eux. «Mes enfants ont fréquenté l'école. Quand j'y suis arrivé, je ne me suis pas senti jugé comme dans les autres établissements. C'est très important que cette école reste ouverte, surtout pour les jeunes qui vivent dans un milieu défavorisé», a lancé le père de famille.
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