Conçues essentiellement de béton, les résidences Easyblok ont l'avantage de pouvoir être érigées rapidement, sans nécessiter la participation d'une main d'oeuvre experte. C'est d'ailleurs dans l'espoir d'offrir aux peuples défavorisés un moyen de se loger convenablement, à un coût raisonnable, que le président de BPDL, André Bouchard, a investi temps et argent dans le développement de ce concept unique.
D'ici trois mois, dit-il, les maisons Easyblok seront enfin prêtes à être commercialisées à l'échelle industrielle.
En effet, l'usine expérimentale d'Alma, à l'intérieur de laquelle ont été fabriqués les premiers prototypes, est désormais en mesure de produire à un rythme de 200 unités par année.
Selon les plans originaux de BPDL, ce type d'installation pourrait aisément être implanté dans un pays reconstruction tel qu'Haïti. À peine faudrait-il six à huit mois pour mettre l'usine en place et former le personnel.
Déjà, des investisseurs potentiels se sont manifestés auprès de BPDL.
«J'ai reçu des appels, beaucoup d'appels, confie M. Bouchard. Mais, nous n'avons pas encore trouvé le porteur de ballon idéal.»
En 1976, André Bouchard a fondé BPDL à partir d'une pelle, d'une brouette et d'une passion qui n'a jamais cessé de croître. Près de 35 ans plus tard, il considère encore son entreprise comme une partie de son être. Dans l'une et l'autres des usines qu'il exploite dans le quartier industriel d'Alma, il aborde les employés par leur prénom, comme s'il s'agissait des membres d'une seule et grande famille. Tous lui répondent avec respect, mais sur un ton de camaraderie qui fait oublier le fossé hiérarchique qui les sépare de leur grand patron.
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