Le Quotidien a appris au cours des derniers jours que les enquêteurs de Saguenay étudiaient un nouveau motif d'enquête, dont la nature différencie de la première plainte menée par l'homme d'affaires Marc Demers.
C'est le Théâtre du Saguenay lui-même qui aurait contacté les policiers afin de soumettre un nouveau dossier sur la gestion des fonds de son organisation en rapport avec les activités du Cabaret urbain l'Opéra.
Le Théâtre du Saguenay détient 51 pour cent des actions de l'Opéra, avec qui il avait aussi des liens pour la diffusion de spectacles, à titre d'autorité officielle sur le territoire de Saguenay.
Ayant un statut de coopérative, le Théâtre du Saguenay s'expose à des pertes de l'ordre de 300 000$ dans l'aventure du cabaret de la rue Racine, officiellement en faillite.
Joint hier, le président du conseil d'administration du Théâtre du Saguenay, Me Pierre Mazurette, n'a pas voulu confirmer l'information du Quotidien, mais il n'a pas nié non plus.
En tant qu'officier de justice, Pierre Mazurette préfère se tenir loin de cette enquête policière: «Il n'est pas question pour moi de me placer dans une situation d'entrave au travail des policiers», a insisté le président du conseil d'administration de la Coopérative de développement culturel.
La ville de Saguenay est aussi très concernée par l'aventure du Cabaret urbain l'Opéra, ayant accepté de voler à son secours après avoir été sollicitée au cours des dernières années. Elle a allongé une aide évaluée entre 90 000$ et 175 000$, un montant qui aurait été injecté dans le projet de l'Opéra, selon certaines sources. Ce n'est pas le seul lieu de diffusion que la ville aide. Elle supporte également les activités du Théâtre du Palais municipal, du Palace d'Arvida et du spectacle Ecce Mundo.
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