Le projet qui a été retenu est dirigé par la Dre Christine Des Rosiers, chercheuse à l'Institut de cardiologie de Montréal (ICM) et professeure à l'Université de Montréal. Il cible précisément le syndrome de Leigh de type canadien-français, plus communément appelé acidose lactique. L'équipe de la Dre Des Rosiers est l'une des six équipes émergentes à bénéficier d'un financement visant à transposer la découverte récente d'un gène causant la maladie à des applications concrètes, soit des traitements pour les patients.
Le président de l'Association de l'acidose lactique (AAL), Pierre Lavoie, celui qui a fait connaître cette maladie orpheline propre au Saguenay-Lac-Saint-Jean et à Charlevoix, se réjouit évidemment de cette nouvelle. Il a tenu à préciser qu'elle est le fruit d'un partenariat entre plusieurs chercheurs, qui ont accepté de mettre en commun leurs connaissances pour le bien de la recherche et des gens atteints.
«Nous avons tenu il y a plus de deux ans un colloque avec des chercheurs à Montréal, qui avaient des connaissances sur l'un ou l'autre des aspects de la maladie, et nous avons demandé s'ils étaient intéressés à embarquer avec nous. Plusieurs ont levé la main, mais nous avons posé la condition qu'ils devaient travailler en consortium. C'est tout un changement de culture que nous leur avons demandé, mais ils ont accepté», témoigne Pierre Lavoie.
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