Opéra: les créances atteignent 1,2 M$

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L'aventure du Cabaret urbain l'Opéra aura finalement englouti en trois ans 1,2... (Archives, Jeannot Lévesque)

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Archives, Jeannot Lévesque

Louis Tremblay
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) L'aventure du Cabaret urbain l'Opéra aura finalement englouti en trois ans 1,2 million$.

Les principaux créanciers sont le FIER (Fonds d'intervention économique régional) du Saguenay-Lac-Saint-Jean et la coopérative du Théâtre du Saguenay et s'inscrivent ensuite une multitude de fournisseurs et institutions prêteuses, révèle la liste des créanciers rendue publique par le syndic Réjean Bergeron.

La publication de cette liste permet d'établir un premier bilan des pertes financières globales du projet de la salle de spectacle l'Opéra depuis son ouverture, incluant les frais d'exploitation et les coûts de transformation de l'immeuble qui appartient toujours à la branche immobilière de Gagnon&Frères.

 

Le FIER du Saguenay-Lac-Saint-Jean a investi 360 000$ (intérêts et capital) dans l'aventure et le Théâtre du Saguenay a injecté le même montant.

Ce nouvel éclairage nous apprend donc que les pertes de l'Opéra dépassent largement les 300 000$ avancés par les administrateurs de la Coopérative au moment où les premiers signes de difficultés sont apparus. Ils ont été surpris d'apprendre que la coop était toujours créancière ordinaire de l'entreprise. Ils se sont départis de leur privilège en juin 2009 dans une transaction faisant passer les actifs aux mains de l'homme d'affaires Bill Amyot.

Les pertes du théâtre, en plus de cette nouvelle créance, sont constituées de cautions auprès d'institutions financières (HSBC), de versements dans le fonds de roulement de l'Opéra, de paiements de loyers par anticipation pour la présentation de spectacles à l'Opéra qui n'auront jamais lieu (53 000$), ainsi que d'un montant de 40 000$ versé au notaire André Lessard dans le cadre de la vente à M. Amyot. Il faut ajouter une somme de 30 000$ qui a été versée à l'automne dans une seconde transaction qui a fait passer les actifs de l'Opéra aux mains de Philippe Pitre, le même qui a signé la déclaration de faillite.

Le FIER du Saguenay-Lac-Saint-Jean avait au départ accordé un prêt de 350 000$ à l'Opéra. Selon des sources bien informées, l'Opéra n'a jamais remboursé un seul dollar des intérêts et du capital de ce prêt. Le montant a donc atteint plus ou moins 400 000$ quelque part en mai dernier, juste avant la première vente de l'Opéra. Les administrateurs du FIER ont alors accepté de rayer la dette de l'Opéra en échange du versement d'une somme de 80 000$ provenant du fruit de la vente. Le FIER n'a donc récolté que 40 000$ puisque M. Amyot n'a jamais versé sa portion de l'entente. Il est donc réaliste d'avancer que le FIER du Saguenay-Lac-Saint-Jean pourrait absorber une perte globale de 360 000$ (intérêts et capital).

Il est impossible de suivre chaque dollar, mais les différentes vérifications permettent aujourd'hui d'établir que les sommes perdues par le Théâtre du Saguenay dans ce projet proviennent des poches des contribuables de la ville de Saguenay, qui a augmenté sa subvention à la coopérative de 75 000$ par année pendant deux ans pour soutenir le projet du cabaret urbain.

//La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien

 

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