Offres acceptées au Réveil

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L'hebdomadaire Le Réveil va reprendre ses activités avec des employés... (Archives, Le Quotidien)

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Archives, Le Quotidien

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) L'hebdomadaire Le Réveil va reprendre ses activités avec des employés syndiqués dans les semaines à venir. Le conflit est terminé et les travailleurs estiment, malgré tout, avoir été en mesure d'ébranler l'empire Quebecor dans leur lutte de 50 semaines.

Les employés du Syndicat des travailleurs des Éditions du Réveil (STER-CSN) ont accepté, hier soir, l'offre globale et finale de Quebecor dans une proportion de 68 pour cent. Cela signifie que le journal de la rue Saint-François à Jonquière se fera dorénavant avec trois journalistes, deux employés de bureau et six représentants publicitaires. Le travail des graphistes et des pressiers est aboli.

 

Au terme d'une rencontre de deux heures et trente minutes, les employés ont opté pour un retour au travail, même si 20 des 25 syndiqués perdent définitivement leur gagne-pain.

«Nous n'avions pas vraiment le choix. Si nous avions été en mesure de poursuivre et si nous n'avions pas eu à faire face à une menace de fermeture, nous n'aurions pas accepté les offres. Mais là, soit 25 personnes perdaient leur emploi sans aucune prime de séparation ou 20 des employés se retrouvaient à la rue, mais avec une prime. On se retrouvait avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

«Personne ne doit penser que nous rentrons à plat ventre. Nous avons livré un combat digne. Quebecor a dû faire une menace de fermeture pour régler le dossier. L'entreprise ne l'a pas fait au Journal de Québec, ni au Journal de Montréal. Nous avons réussi à les ébranler. Leur image vient d'en prendre un bon coup», a mentionné la présidente du STER, Dominique Savard.

Visiblement ébranlée par la conclusion de ce dossier et épuisée après avoir mené la bataille durant près d'une année, Mme Savard ajoute que les offres de Quebecor ne sont pas aussi extraordinaires que la compagnie le laisse entendre.

«Les discussions ont été très déchirantes. Nous n'avions tout simplement plus les moyens de notre volonté (partir une coopérative). Il est certain que nous aurions aimé dire 'bye bye boss', mais ce ne fut pas possible.

«Les 42 semaines offertes en prime de séparation, c'est le maximum. Chez nous, six des 20 travailleurs touchés n'auront pas droit à ce maximum», indique la présidente syndicale, qui va réfléchir à son avenir dans les jours à venir.

Car Quebecor offre la possibilité à ceux qui conservent leur emploi de quitter avec une prime de séparation, la moitié de celle offerte aux autres travailleurs.

Merci la ville!

Il va sans dire que les visages étaient assez tristes à la conclusion de la rencontre. Claude Simard, infographiste depuis 1972 au Réveil, perd son emploi.

«Tout est terminé pour moi. Quebecor se fout bien de nous autres. La dernière année n'a pas été facile, car le combat a été difficile.

//La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien

 

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