Propriétaire des quatre succursales Tim Hortons de Chicoutimi, Jacques Richard refuse de se faire cataloguer tel un anti-régionaliste parce qu'il a décidé de mettre fin au contrat d'approvisionnement qui liait son entreprise à la coopérative agroalimentaire Nutrinor, en décembre dernier. L'entente devait se terminer un an plus tard.
Selon le franchisé, la situation était toutefois devenue insupportable.
«C'est moi qui ai fait entrer Nutrinor dans les Tim Hortons du Saguenay-Lac-Saint-Jean, il y a une dizaine d'années. Le service s'est cependant détérioré. Quand des erreurs arrivent une fois de temps en temps, on peut toujours s'arranger. Mais, quand ça arrive souvent, et que l'entreprise ne veut pas faire les corrections qui s'imposent, ça ne peut plus fonctionner», insiste Jacques Richard.
Précisant que ce n'est pas de gaieté de coeur qu'il a choisi de couper les ponts prématurément avec Nutrinor, l'homme d'affaires dit qu'il paie plus cher le lait que lui fournit la coopérative Agropur depuis janvier.
«Je le paie plus cher, mais on me garantit la qualité. C'est ce qui m'importe car mes clients aiment qu'on leur offre un bon produit. Depuis que nous avons un nouveau fournisseur, nous n'avons enregistré aucun retour. Celui-ci n'est pas «short» dans sa production. Il n'étire pas ses produits comme le faisait Nutrinor», rapporte Jacques Richard.
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