Marylène Gauthier se crée une nouvelle vie

Marylène Gauthier et une cliente pleinement satisfaite, la... (Courtoisie)

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Marylène Gauthier et une cliente pleinement satisfaite, la petite Olivia.

Courtoisie

Catherine Doré
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Il faut beaucoup de courage pour laisser tomber son emploi et lancer sa propre entreprise. Surtout lorsque l'on a trois enfants en bas âge. C'est pourtant le choix qu'a fait Marylène Gauthier, qui a mis de côté sa carrière de dentiste pour celui de créatrice d'une bavette miracle!

La Bavette miracle... - image 1.0

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La Bavette miracle

«Tannée» d'avoir affaire à des bavettes avec une pochette «qui ne sert finalement qu'à être jolie», Marylène a fait breveter sa propre création, une bavette dotée de manches et de bandes velcro, dont les côtés sont attachés directement sur la chaise haute. Résultat, la bavette forme alors une sorte de poche entre l'apprenti gastronome et la tablette de la chaise, tout en permettant à la nourriture de demeurer le plus loin possible du sol.

 

Parcours

Née à Chicoutimi, Marylène Gauthier a grandi à La Baie, avant de s'installer à Québec où elle a suivi une formation en médecine dentaire à l'Université Laval. Elle a par la suite ouvert son propre cabinet à Saint-Jean-Port-Joli, dans la région de Chaudière-Appalaches, qu'elle a géré pendant 12 ans. Mais voilà que dans cette petite municipalité, il n'est pas facile pour un dentiste de trouver un remplaçant le temps de mener à terme sa grossesse. Mme Gauthier raconte qu'elle a même dû continuer à travailler jusqu'à... deux jours avant d'accoucher!

«C'était l'enfer! Ma bedaine touchait à la tête des patients quand je travaillais», explique-t-elle en riant.

«En plus, les gens ne viennent pas à ta clinique pour voir ton remplaçant. Si bien qu'après quatre mois, j'étais de retour au travail.»

Comme la conciliation de la clinique et de la petite famille devenait de plus en plus compliquée, elle a décidé de vendre pour aller travailler pour quelqu'un d'autre. C'est à ce moment que l'idée de commercialiser sa bavette a germé.«Au début, j'essayais de faire les deux, mais c'était difficile d'effectuer les démarches pour les fournisseurs tout en travaillant en même temps».

Hasard

Après deux ans, elle a décidé de laisser tomber sa carrière de dentiste et de se lancer complètement dans l'aventure de la Bavette Miracle.

C'est toutefois par hasard qu'elle est tombée sur le tissu idéal pour sa création. «J'étais dans un magasin de tissus et je suis tombée sur une sorte avec un imprimé que je n'aimais pas vraiment, mais j'ai décidé de le prendre quand même.»

Ce tissu s'avéra être du polyester microfibre, un tissu imperméable, doux, et «comme une peau de pêche» selon Mme Gauthier.

«Contrairement aux autres bavettes, ce n'est pas en plastique, alors cela ne se détériorera pas au lavage. L'eau perle lorsqu'elle est en contact avec le tissu, et tout est non toxique.»

// Pour plus d'information: www.bavette-miracle.com

 

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