Le maire, Gérald Scullion, semble très fier d'annoncer que son administration réalisera, cette année, le plus ambitieux plan d'immobilisation de l'histoire en y injectant 20 millions$.
Le gros morceau de ce plan consiste dans le parachèvement de la voie industrielle et par la voie de contournement ouest, qui sera complétée juste à temps pour la prochaine élection municipale, à l'automne 2009...
Je pense que la réalisation de ce projet s'inspire d'une décision absolument nécessaire pour désengorger l'avenue du Pont, et pour favoriser le développement industriel. Cependant, j'accepte difficilement que notre maire semble banaliser, voire camoufler, le fait que les contribuables devront assumer des dépassements de coûts de 60%.
Ayant vu régulièrement notre conseil retourner en appels d'offres pour différents projets, dont les soumissions dépassaient les coûts estimés dans une proportion beaucoup moindre, je m'explique mal que, dans le cas présent, on n'ait pas jugé bon d'appliquer la même rigueur dans la gestion des deniers publics. Rigueur qui était, pourtant, jusqu'à ce jour, la marque de commerce de notre conseil.
On a donc, de ce fait, choisi d'hypothéquer les générations futures almatoises de 10 millions$. Il s'agit d'un accroissement du service de la dette des contribuables de plus de 70%.
Comment peut-on être fier d'une telle annonce? Pourquoi n'a-t-on pas jugé utile de retourner en appels d'offres pour obtenir de meilleurs coûts? Est-ce que l'échéance électorale a eu préséance sur la rigueur de gestion du projet? À quels coûts peut-on s'attendre pour d'autres projets majeurs à venir comme, par exemple, la réfection du Centre Mario-Tremblay?
Marc Beausoleil, Alma









