Le Québec en entier est bien évidemment d'accord avec le fait de produire, chez lui, l'énergie qu'il consomme. Et ce, dans la mesure du possible. Cependant, il faut éviter de mêler, comme vous le faites, le dossier de l'indépendance énergétique à celui de l'indépendance du Québec. Ce sont des sujets qui n'ont pas grand-chose en commun malgré leur similarité de nom.
En effet, l'article 92A de la Constitution canadienne donne aux provinces les pleins pouvoirs, relativement à l'exploitation et à la réglementation de leur électricité. Cela confère au gouvernement du Québec toute la latitude voulue pour assurer son indépendance énergétique au sein même de la fédération. Que nous soyons indépendants politiquement ou non n'est absolument pas pertinent dans le cadre de ce débat.
D'ailleurs, des pays souverains dépendent, sur le plan de l'énergie, d'autres États alors que des provinces et régions, comme le Québec, peuvent aisément viser l'indépendance énergétique. Notre degré d'autonomie en cette matière ne constitue pas une étape vers la souveraineté.
Du reste, je suis heureux de constater que vous appuyez les démarches du gouvernement Charest pour développer les énergies renouvelables dans le cadre de son Plan Nord. Comme vous le dites, en dégageant des surplus énergétiques de source renouvelable, le Québec a tout à gagner, tant par le développement de la filière éolienne que par de nouveaux projets hydroélectriques. Sans parler de ce qui est à venir. Les Libéraux ont montré qu'ils ont cet enjeu à coeur.
Ne mêlez donc pas tout en tentant de faire de l'énergie un enjeu lié à la souveraineté...
Alexis St-Gelais
Jonquière
alexisstg@msn.com








