Questionné à savoir pourquoi il favorisait le Réveil pour «combattre l'écrit par l'écrit», notre maire disait «je ne cours pas après le Réveil». Une question pour notre magistrat: M. Tremblay, sans que je puisse affirmer que vous «courez après le Réveil», comment expliquer alors que le (la) journaliste du Réveil ait pu prévoir que le dossier du quai d'escale allait faire l'objet d'un article fort bien bâti dans Le Progrès-Dimanche du 24 janvier, jour de la distribution du Réveil si ce n'est que quelqu'un a pu «le» ou «la» mettre sur la piste? Une telle déduction ne tombe pas du ciel pour un scribe de Montréal qui ne signe pas ses écrits, qui n'a de toute évidence jamais mis les pieds ici. Je me permettrais même, si j'étais vous monsieur le maire, de leur poser des questions sur leur connaissance de la région, à ces journalistes longue distance, en pariant d'avance qu'ils ne savent même pas le nom du boulevard qui est le prolongement du pont Dubuc!
Mme Delisle, bravo pour votre courage de mettre les pendules à l'heure. Merci surtout de compatir avec les lock-outés du Réveil qui, depuis bientôt un an, font du piquetage du matin au soir sur le boulevard St-François, et particulièrement ces temps-ci avec des températures très froides. Comment se fait-il que le maire leur tourne en quelque sorte le dos en acceptant entrevue après entrevue à un journal dont le patron les a confinés à la rue? Un journal, rappelons-le, actuellement fait à Montréal, imprimé à Montréal, et livré ensuite ici. Ça contraste énormément avec les convictions régionalistes de certains de nos élus, non ? Je suis moi-même un lock-outé de ce conflit. Sur une base un peu plus légère, soit, mais lock-outé tout de même. Et mes convictions régionalistes sur l'importance de préserver nos emplois ici ne changent pas d'un iota.
André Deschênes
lock-outé surnuméraire
Membre du STER (Syndicat des Travailleurs des Éditions du Réveil)









