»Cheap energy from Quebec»
Nous sommes prêts à travailler sur plusieurs solutions à la fois. En revanche, il nous apparaît clair que la revendication d'un plancher d'emploi est loin d'être dépassée en 2010. Tout récemment, l'État de New York a obtenu d'Alcoa un plancher d'emploi pendant 30 ans en échange d'un bloc d'électricité bon marché. Le 12 janvier 2009, en pleine crise économique, la New York Power Autorithy (NYPA, leur «Hydro-Québec») a accepté de prolonger jusqu'en 2043 le contrat d'approvisionnement d'électricité de 478 mégawatts (MW) consenti à Alcoa. En échange, la multinationale s'engageait à investir 600 millions de dollars américains à Massena et à conserver au moins 900 des 1200 emplois que comptent ses usines là-bas.. Oui, vous avez bien lu, il s'agit de New York et non de Cuba! Et oui, vous avez doublement bien lu, on parle d'une entente sur... 30 ans!
La NYPA affirme clairement que son énergie propre et bon marché est disponible aux entreprises pour stimuler l'emploi. Le plus ironique (ou dramatique), c'est que l'énergie de New York vient en partie... du Québec! La NYPA achète du Québec de l'énergie qu'elle qualifie de «bon marché» sur son site web. De là à dire que nous exportons nos emplois, il y a un pas qui est facile à franchir...
Rapport de force
C'est pourquoi dans le dossier des emplois qui disparaîtront dans la division des installations électriques comme dans celui des emplois du service de paie de Rio Tinto Alcan qui seront délocalisés à Montréal, il nous semble évident que le gouvernement libéral n'a pas su établir son rapport de force en 2006 lors de l'entente de continuité et ainsi obtenir un plancher d'emploi en échange des forces hydrauliques du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Que faire pour l'avenir? D'abord, se tenir debout. Notre région a tout avantage à parler d'une seule et même voix face aux multinationales attirées par notre énergie propre, abondante et à bon marché. Ensuite, s'assurer que le gouvernement attachera un plancher d'emplois en échange de cette énergie, comme ce fut le cas lors de l'entente scellant la phase II d'Alouette, à Sept-Îles, en 2002 et comme nos voisins de New York l'ont encore fait récemment.
L'industrie de l'aluminium est en forte croissance à long terme. Les grandes compagnies comme RTA ont soif d'énergie. L'énergie est abondante au Québec. À nous de savoir en tirer le meilleur profit pour nos travailleurs et travailleuses.
Sylvain Gaudreault
Député péquiste de Jonquière









