Je tiens à rappeler deux arguments à saveur économique peu invoqués jusqu'à maintenant dans tout ce qui s'est dit et écrit au sujet de ce magnifique dossier.
Rappelons, dans un premier temps, l'objectif des programmes d'infrastructures. Ces programmes ont été mis en place, autant par le gouvernement fédéral que par le gouvernement provincial, pour stimuler la croissance économique. L'ensemble des programmes, au pays, compte pour plusieurs milliards de dollars. Au Québec, plusieurs projets sont présentement en cours. Au niveau sportif, une simple recherche dans internet nous permet de constater que des régions comme l'Estrie, Québec, Montréal et Laval vont s'enrichir d'infrastructures de qualité.
Et au SaguenayLac-Saint-Jean? Où sont les projets majeurs de stimulation de l'économie? Faisons travailler les nôtres!
Nous avons besoin des investissements dans le CAMPS et également à l'aréna Jean-Claude Tremblay de La Baie. Peut-on laisser 50 millions passer en coup de vent?
Sédentarité
Deuxièmement, Richard Chevalier, chroniqueur au journal La Presse, écrivait il y a quelque temps qu'une personne sédentaire coûte 330$ de plus par année en soins de santé qu'une personne active. Y pensez-vous, 330$ par année par personne! Les partenaires du CAMPS veulent s'attaquer justement à cette sédentarité.
Comme le gouvernement provincial est le seul à assumer le coût des soins de santé, il pourra rapidement récupérer sa mise initiale nécessaire à la construction du CAMPS.
Amusons-nous. Mille nouvelles personnes actives pendant 30 ans génèrent à elles seules des économies de près de 10 millions de dollars (9 900 000$). La contribution du gouvernement du Québec se paiera d'elle-même. Beaucoup plus vite si on tient compte des taxes et impôt associés à la construction.
Bref à tous les arguments sensés sur le plan de la santé et sur le plan social s'ajoutent des arguments économiques solides. Alors qu'attendons-nous?
Luc Gaudreault
Jonquière









