Nous compatissons grandement avec le peuple d'Haïti et d'ailleurs, nous avons fait notre part en contribuant de nos propres deniers lors de la levée de fonds (effectuée à cet effet). Et, nous n'avons pas l'intention d'en rester là pour les mois qui viennent.
Limites
Cependant, là où nous trouvons qu'il y a des limites à engager l'argent des contribuables; c'est lorsque nous lisons que les commissions scolaires veulent contribuer financièrement envers Haïti en construisant des écoles. Nos deux paliers de gouvernements et les municipalités ont fait, et feront encore grandement, leur part, et tous les Québécois ont déjà manifesté leur grande solidarité envers le peuple Haïtien en contribuant d'une façon très généreuse aux différentes collectes de fonds organisées un peu partout dans la province.
Il nous semble que les commissions scolaires ont pour mission de s'occuper des besoins de l'ensemble des élèves québécois (et elles en ont déjà plein les bras) et n'ont pas celle de s'occuper de l'ensemble des élèves d'Haïti. Que d'autres moyens (envoi de livres et de fournitures, collaboration de professeurs) soient envisagés; ce sont toujours des ressources monétaires qui sont en jeu et ceci serait amplement suffisant pour la contribution des commissions scolaires.
Sous-financement
Celles-ci souffrent toujours de sous-financement lorsque vient le temps de boucler leur budget.
Alors pourquoi en ajouter?
Ce sont avec nos taxes que les commissions scolaires veulent faire la charité. Les administrateurs de ces commissions scolaires ne sortent tout de même pas l'argent de leur portefeuille qu'ils ne l'oublient pas.
Il y a encore de grands oubliés dans le système scolaire; les jeunes autochtones par exemple et même nos propres écoles n'ont pas toutes les ressources nécessaires et doivent se serrer la ceinture.
M. et Mme Paul-Emile Gagnon
Chicoutimi









