Les 600 congressistes de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) qui compte 2200 membres ont quitté le château Frontenac, hier midi, torturés par cet immense point d'interrogation: quel moyen de communication méritera la faveur du public?
Des spécialistes des États-Unis, de France et du Québec sont venus à ce 40e congrès de la FPJQ, les placer, sans ménagement, devant les inconnus du phénomène Internet. Le système de transmission de l'information et du savoir subit sa plus profonde mutation depuis Gutenberg. À leurs interrogations remplies d'inquiétude, Bruno Rives, expert des technologies, n'a pu leur servir la réponse attendue. Son entreprise, Tebaldo, multiplie les expériences. Avec la magie de l'informatique, elle teste des prototypes comme ce calepin électronique, autre forme de Blackburry, qui défile les pages d'un journal ou d'un livre à la commande de votre index. Il suffit de le nourrir avec un module de transfert.
«Savez-vous, annonce-t-il du même souffle, que la Chine interdira, dès 2012, l'impression de nouveaux manuels scolaire en papier?» On aura recours aux «readers» dont l'écran déroulera les pages comme le fait un ordinateur. Les forêts de la planète n'auraient pas suffi, prétend ce spécialiste sans doute influencé par Greenpeace, à produire le papier nécessaire à la production des livres que les Chinois réclameront quand ils auront atteint le degré de formation des Japonais.
Sélection et les régions
Le monde de l'information est constamment bousculé dans ses vieilles habitudes. Les médias électroniques, qui ont longtemps partagé le marché avec les imprimés, n'y échappent pas. TQS en est l'exemple le plus récent chez nous. Chaque média doit s'adapter ou périr. Internet est la nouvelle grande menace. Il attire de plus en plus de consommateurs de l'information. Et il bouffe une part croissante du gâteau publicitaire jusqu'à tout récemment attribuée aux médias traditionnels.
Quelques grands magazines continuent de dominer malgré une concurrence effrénée. Sélection se détache nettement. L'édition québécoise du Reader's Digest a augmenté son tirage de 215 000 à 245 000 au cours des dernières années. Son président et rédacteur en chef, Robert Goyette, se réjouit des effets positifs d'une québécisation du magazine. Il nous confiait, au dîner de clôture, attendre des propositions de reportages d'un intérêt exceptionnel provenant des régions. Le message est passé. À nos belles plumes de se manifester.
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