Une brèche dans la doctrine officielle

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Jacques Brassard
Le Quotidien

Je vous révèle deux informations qui, normalement, seraient devenus ce qu'on appelle des scoops, c'est-à-dire des nouvelles sensationnelles. Ce ne fut pas le cas, tout simplement, parce qu'elles vont à contre-courant du dogme réchauffiste en matière de climat.

Quand j'affirme que la science climatique, sous le patronage du clergé écolo, s'est transformée en idéologie, nous en avons là la preuve.

 

En effet, l'une des caractéristiques d'une démarche idéologique, c'est d'écarter les faits qui ne sont pas conformes aux croyances hissées au rang de vérités indépassables. En voici donc deux illustrations...

Vingt ans de refroidissement

Le 4 septembre, à Genève, avait lieu une conférence internationale de l'Organisation météorologique mondiale (OMM). À la tribune, un océanographe de réputation, Mojib Latif, annonça que la planète allait connaître «vingt années de refroidissement».

En soi, l'annonce de l'entrée de la Terre dans une phase plus froide n'est pas une nouveauté. Ça fait des années que les scientifiques, convaincus du rôle déterminant du Soleil dans les changements climatiques, prévoient plusieurs décennies de refroidissement.

Ce qui est inédit, et ce qui constitue un scoop, c'est que celui qui l'annonce, lors du congrès de l'OMM, c'est le professeur Latif, éminent climatologue, membre de l'Académie des sciences de Hambourg et, surtout, un des plus importants contributeurs et rédacteurs du GIEC, organe de l'ONU gardien de l'orthodoxie réchauffiste.

Quelle est, selon le professeur Latif, la cause de ce refroidissement? La réponse n'est pas nouvelle mais, venant d'un pilier du GIEC, ça ne peut qu'angoisser les obsédés du carbone. Ce refroidissement résulterait, selon Latif, de «changements cycliques des courants océaniques et des températures de l'Atlantique-Nord, un phénomène baptisé «Oscillation Atlantique-Nord».

Bien plus, il affirme que les variations climatiques, observées depuis 30 ans, seraient partiellement dues à cette oscillation océanique (je cite Jean-Michel Bélouve). Tiens, tiens, tout un aveu!

Variabilité naturelle

Bien sûr, le professeur Latif ne peut pas renier sa foi totalement. Il indique donc qu'après les 20 ans de refroidissement, le réchauffement causé par les humains va reprendre le dessus. Il faut bien sauver la face. Mais, le dogme se trouve lézardé. Car, comment les changements cycliques océaniques, de même que les cycles solaires, peuvent-ils expliquer seulement le refroidissement? Et pas le réchauffement?

Quand les températures baissent, c'est causé par la variabilité naturelle du climat, mais quand elles montent, c'est dû aux gaz émis par les humains. Il y a là, pour les réchauffistes, un sérieux problème de cohérence. Il est bien évident que cette brèche dans la doctrine officielle n'a jamais été évoquée dans les médias. Il faut quand même protéger le bon peuple du doute pernicieux, n'est-ce pas?

La vérité sur la banquise

Vous l'avez sûrement lu ou entendu cet été: «La banquise arctique fond plus vite que prévu». Bientôt, nous prédit-on, les ours blancs vont tous se noyer par manque de glace. Pourtant, écrit Jean Martin, du site Pensée unique, les «indicateurs officiels du climat nous disent exactement le contraire.

Depuis deux années consécutives, la surface glacée de la mer arctique a augmenté de plus de 25%. L'Antarctique, lui, non seulement ne fond pas, mais se trouve bien au-delà de la moyenne. Cette année, il est encore très proche du record d'extension historique et a augmenté depuis l'an dernier».

Activité éruptive

Donc, si on résume, on doit conclure que la fonte de la banquise arctique est une pure fiction. Le proclamer comme l'ont fait les médias, cet été, résulte d'un parti pris idéologique.

Ensuite, même l'un des principaux «modélisateurs» du climat et rédacteur majeur des rapports du GIEC, le professeur Latif reconnaît que la température du globe est en baisse depuis 1998.

Enfin, les océans se refroidissent et les spécialistes du Soleil, devant la baisse durable de son activité éruptive, évoquent de plus en plus un événement semblable à celui qui a eu lieu entre 1645 et 1715 et qu'ils appellent le «minimum de Maunder», mieux connu aussi sous le nom de «Petit âge glaciaire».

La classe politique occidentale prépare fébrilement tout un arsenal de contraintes et de taxes pour enrayer un réchauffement qui n'existe plus. Elle est, de toute évidence, affligée d'une perte de contact avec la réalité, de repli sur soi et de conduite paradoxale.

Il n'y a pas à dire, notre avenir est radieux!

 

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