Cette Montréalaise de naissance est ainsi heureuse de retourner l'ascenseur à la seule institution de haut savoir qui a accepté son inscription en administration avec l'obligation toutefois de suivre des cours d'été intensifs en statistiques et calcul dérivé. C'était en 1975. La grande patronne du plus important groupe financier coopératif canadien mettait alors le cap sur les affaires après avoir complété des études supérieures en piano. Trois ans plus tard, armée d'un diplôme en administration, elle entreprenait sa fulgurante carrière dans le monde financier.
L'objectif: 15 millions$
Sous l'autorité du précédent recteur, Bernard Angers, et de Carroll L'Italien, alors président d'Alcan, l'Université a lancé une première campagne majeure de financement en 1995. Les huit millions$ recueillis ont servi à répondre à six besoins urgents, dont l'accès à une technologie éducative diversifiée et au développement de la bibliothèque.
Les élans de croissance provoqués notamment par la multiplicité et l'efficacité des recherches axées sur des préoccupations bien contemporaines ainsi que l'avènement accéléré d'étudiants étrangers nécessitent plus de ressources. Ce qui explique l'élévation de l'objectif de la nouvelle campagne quinquennale de développement à 15 millions$. La Fondation de l'UQAC, qui dispose d'un capital de sept millions$, après avoir versé plus de 16 millions à la recherche et en bourses depuis 1972, s'associe à l'opération.
L'Université utilisera prioritairement l'argent obtenu au terme de la nouvelle levée de fonds à l'amélioration de l'essentiel, soit les services aux étudiants ainsi que le soutien à l'enseignement à la recherche. Mais il servira aussi pour développer le sport d'excellence ainsi que le campus et les centres d'études du Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord. Car n'oublions pas que c'est la maison d'enseignement supérieur du Québec qui prodigue le savoir sur le plus vaste territoire avec des centres hors campus établis à Sept-Îles, Saint-Félicien, Alma et La Malbaie.
Parc technologique
Le campus aménagé à proximité du boulevard Talbot est devenu un chantier de construction depuis le règne de Bernard Angers. Après l'aréna et le centre des services sportifs dont la présidente de la campagne Monique F. Leroux, entourée de dignitaires et d'invités, ont procédé à la première visite officielle, vendredi dernier, on entreprendra, dès mars prochain, la construction du parc technologique des sciences dans l'environnement du CTA, le Centre fédéral des technologies de l'aluminium.
Ce sera une réalisation conjointe d'Ottawa et de Québec estimée à près de 14 millions$. Elle est inscrite au programme des «infrastructures du savoir». Ce quinzième pavillon logera des laboratoires de recherche sur la haute tension, l'électronique de puissance, les procédés thermiques industriels, des installations pour étudier le givrage en aéronautique ainsi que l'utilisation des métaux légers dans le domaine de l'automobile.
Depuis sa naissance en 1969, l'UQAC a mené vigoureusement ses missions d'enseignement et d'agent de développement de son milieu. Quelque 6500 étudiants de 40 nationalités différentes la fréquentent et ses cerveaux bien formés collaborent avec le milieu des affaires à la solution des problèmes économiques. Elle fut notamment à l'origine de Soccrent devenue Pluri-Capital et du CQRDA, deux initiatives dont les créatures génèrent aujourd'hui quelque 2000 emplois.
Quant à l'institution elle-même, elle est le gagne-pain de 1000 employés dont 220 professeurs. Aujourd'hui, elle sollicite la contribution de la population. La cause mérite une mobilisation régionale.










