Un geste qui révèle un sens des responsabilités fort réconfortant. Il a sans doute provoqué un mouvement d'entraînement chez les donateurs traditionnels du milieu des affaires comme le proclamait fièrement le recteur Michel Belley au lancement officiel de cette deuxième grande levée de fonds, il y a deux semaines. «Inspirés par la générosité des étudiants, se réjouissait-il, le personnel et les retraités de l'Université ont répondu positivement au message.»
16 millions$ depuis 1972
La communauté régionale retrouvera aussi, avec cette vigoureuse implication, la ferveur qui l'animait à la toute première invitation faite, en 1972, par Paul-Gaston Tremblay et les autres pionniers de la Fondation de l'UQAC, de participer au développement de notre maison de haut savoir. Le mouvement avait permis d'amasser 1,2 million de dollars.
Il fallut revenir dès la décennie 1980 faire une sollicitation discrète auprès des communautés religieuses et de quelques mécènes pour traverser l'emballement des taux d'intérêt qui s'élevèrent alors jusqu'à près de 20%. En additionnant les sommes recueillies dans cette campagne éclair à la collecte initiale et aux bénéfices d'heureuses transactions immobilières effectuées avec le Pavillon Sagamie, la Fondation de l'UQAC se retrouve aujourd'hui avec un capital de 7 145 000$.
Comme le mouvement que préside l'avocat Guy Wells s'associe à l'Université dans la présente campagne quinquennale de financement, il a la possibilité d'augmenter à nouveau son actif de quelques millions$. Précisons que depuis 1972, la Fondation de l'UQAC a versé plus de 16 millions$ à l'Université et à ses étudiants. Mille fois bravo à notre élite de demain.
Gestes insensés
Pendant que des jeunes doués se comportent en héros, d'autres ternissent leur talent par des gestes insensés. À 19 ans, Patrice Cormier est parvenu aux portes de la gloire. Il a notamment participé à deux victoires de l'Équipe Canada au Championnat mondial junior de hockey dont la dernière en qualité de capitaine.
Et voilà qu'en ce dimanche soir du 17 janvier dernier, à Rouyn-Noranda, il saute sur la glace, au début de la prolongation, pour assommer le défenseur Mikaël Tam, des Remparts de Québec, d'un violent coup de coude à la tête. Comme tout le monde, j'ai ressenti un immense malaise en visionnant la scène à la télévision. Quel soulagement d'apprendre que la victime de ce geste vicieux se rétablit rapidement!
À la suite d'incidents disgracieux dénoncés jusqu'à l'Assemblée nationale, le coupable était déjà condamné.
La sentence m'apparaît néanmoins trop sévère. Surtout quand je la compare à la remontrance hésitante adressée aux Remparts après l'assaut de Jonathan Roy sur Bobby Nadeau le 22 mars 2008. En englobant les séries éliminatoires, la LHJMQ punit en outre davantage les partisans des Huskies que l'athlète fautif.
L'équipe de Rouyn-Noranda a payé très cher les services de Patrice Cormier dans l'espoir d'atteindre la Coupe Memorial. Cet objectif est dorénavant inaccessible. Mais le responsable conserve la confiance des Devils du New Jersey, qui en ont fait leur choix de deuxième ronde en 2008. Sa folie d'un moment ne nuira pas à sa carrière professionnelle s'il a l'intelligence de retenir la leçon.
Oublions la possibilité d'un renversement de la décision par le président Gilles Courteau. Les autorités du circuit devaient frapper fort pour manifester leur volonté d'une réforme durable. L'équipe de Rouyn-Noranda sera donc sacrifiée. Car la télévision et la présence d'Européens interdisent dorénavant, et c'est heureux, la brutalité excessive qui a trop longtemps entaché la renommée du hockey junior majeur canadien.










