En effet, il ne faudrait pas que la crise politique créée de toutes pièces aux Communes par Stephen Harper vous fasse oublier de voter la semaine prochaine.
Nos deux ministres fédéraux, Jean-Pierre Blackburn et Denis Lebel, se font tout petits. Ils se déguisent en courant d'air ce qui, à cette époque de l'année, n'est guère difficile. Une tempête pourrait cependant les emporter. Avec la gaffe monumentale qu'il vient de commettre, leur patron les place dans un fichu pétrin. Déjà que ce n'était pas facile de représenter les Conservateurs au Québec...
Un mois et demi seulement après la tentative ratée de ces derniers de former un gouvernement majoritaire, le pays est plongé dans la tourmente, parce que Stephen Harper a voulu jouer encore au matamore. Cette fois, ça n'a pas marché. Il était attendu avec une brique et un fanal par les Libéraux et les Néo-démocrates, Le chef conservateur a beau dire et prétendre ce qu'il voudra, le voici pris les culottes à terre à la face même de la nation, incluant celle du Québec. Lui seul est responsable de cette situation.
Mauvaise nouvelle pour l'économie
Pourtant, ce n'est surtout pas le moment de perdre son temps dans des querelles partisanes quand on a la prétention de vouloir diriger un pays de manière responsable et éclairée.
Hier, dans La Presse, la directrice pour le Québec et la francophonie de l'Institut Fraser, Tasha Kherreidin, mettait en garde les Canadiens. «La perspective d'un gouvernement de coalition très interventionniste constitue une très mauvaise nouvelle pour l'économie canadienne», affirme la spécialiste.
Faut-il ajouter que, ailleurs dans le monde, la plupart des gouvernements issus d'une alliance négociée entre divers partis politiques, en vue d'obtenir une majorité, ont toujours été confrontés à une courte espérance de vie? De plus, ils ne se sont jamais révélés d'une très grande efficacité. Seulement les cas de force majeure une guerre, une révolte, une crise économique sans précédent peuvent justifier que des partis politiques en arrivent à une telle extrémité. Aux dernières nouvelles, le Canada est encore loin de devoir composer, ou même d'entrevoir, des drames de ces diverses natures.
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