Le Noël des pauvres

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Le Noël des pauvres

Agrandir

Les inégalités sociales en santé vont en augmentant. Au Québec comme partout dans le monde.

Carol Néron
Le Quotidien

Année après année, la pauvreté gagne du terrain dans la région. Les organismes chargés de venir en aide aux démunis sont débordés et anticipent l'avenir avec inquiétude.

Moisson Saguenay a répondu à 9000 demandes supplémentaires en 2007! «La Recette», qui oeuvre dans le secteur du Bassin à Chicoutimi, a vu sa clientèle augmenter de 600 personnes durant la même période. Chez les itinérants, les statistiques ne sont guère plus encourageantes. Dans une proportion de 50%, le contingent régional compte maintenant dans ses rangs des individus souffrant d'une maladie mentale; lorsque ces derniers atterrissent dans un centre d'accueil, les ressources spécialisées en mesure de leur fournir une aide efficace et correspondant à leur état de santé n'existent pas.

 

Invités du cercle de presse, Denis Marcotte, de la Maison des sans-abri, Nathalie Lavoie, de «La Recette» et Donald Néron, de Moisson Saguenay, ont rappelé, mercredi, que la traditionnelle période des Fêtes n'était pas une période de réjouissance et d'abondance pour tous.

Estime de soi

Pauvreté est également synonyme d'exclusion, de perte de l'estime de soi, de dépression, même de colère, en particulier à l'approche de Noël. La publicité télévisée et les Pères Noël au service des grands magasins proposent d'offrir en cadeaux des produits dont la caractéristique principale est d'être hors de prix pour les budgets dépendant de l'aide sociale ou du salaire minimum. En particulier, les enfants touchés par la pauvreté vivent très mal cette situation, surtout s'ils fréquentent des camarades issus de familles en meilleure posture financière qu'eux.

Nathalie Lavoie remarque que l'humeur des gens faisant appel à son organisme fait une grande place à la déprime dès qu'arrive décembre. Ensuite viennent la frustration et l'impression d'être rejetés.

La misère prend plusieurs visages et ses causes sont multiples, toutefois, ses effets demeurent toujours les mêmes...

Récession

Les organismes régionaux dont la mission est de venir en aide aux démunis voient également débarquer chez eux un nouveau type de clientèle, fait encore remarquer Nathalie Lavoie. «Nous accueillons, dit-elle, de plus en plus d'hommes seuls, dans la cinquantaine, des personnes âgées incapables de se nourrir adéquatement avec seulement la pension de retraite qu'ils reçoivent de Québec et d'Ottawa. Il y a aussi des étudiants...»

// La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer