Mince espoir
Pierre Sainte-Marie doit se contenter d'un mince 23%. Mais, attention! Rien ne dit que le dernier membre du trio mordra la poussière, dimanche soir prochain.
Car, parmi les 400 Almatois interrogés du 18 au 24 octobre dernier, 60% d'entre eux affirment qu'ils pourraient encore changer d'idée... En gros, c'est d'ailleurs le même genre de scénario qui risque de se dérouler à Roberval. Selon Raynald Harvey, de Segma Recherche, il s'agit d'un pourcentage anormalement élevé qui permet à Pierre Sainte-Marie d'entretenir un mince espoir.
Cette fois, Lucille Gagnon surprend. Elle n'en est pas à sa première tentative pour se faire élire à la mairie, mais elle a toujours dû se contenter de scores anémiques pendant ses campagnes électorales précédentes.
En 2009, la candidate recrute ses appuis surtout auprès des femmes. Les citoyens qui l'ont favorisée aux élections municipales de 2005 se souviennent encore très bien de sa présence, puisqu'elle récupère 67% des gens qui lui ont fait confiance à ce moment-là.
Marc Asselin
Marc Asselin trouvera à se rassurer dans le fait que son vote paraît plus ferme. Il essaime passablement, aussi, dans les appuis obtenus par Gérald Scullion en 2005. Cet élément a son importance puisque les personnes interrogées affirment être satisfaites (70%) du travail effectué par Gérald Scullion pendant toute la durée de son passage à l'hôtel de ville.
Une semaine chargée attend Marc Asselin et Lucille Gagnon tandis que Pierre Sainte-Marie peut espérer, quant à lui, se glisser entre les deux. Une possibilité qui n'est jamais à écarter définitivement du revers de la main, surtout quand plusieurs candidats sont inscrits dans la même course et qu'un seul d'entre eux aura le droit de revendiquer la victoire. Un «outsider» peut profiter de l'essoufflement des autres pour prendre la tête.
Rappelez-vous comment un certain Stéphane Dion s'est retrouvé, à sa grande surprise et celle de Michael Ignatieff, à la tête des libéraux fédéraux lors de la dernière course au leadership de ce parti...
Un qui n'a pas à se faire d'illusions, pour ce qui est de l'issue des élections de dimanche, c'est bien Sylvain Tremblay. Il finit en queue de peloton avec seulement 5% des intentions de vote.
Le gagnant: Gérald Scullion
Enfin, Segma Recherche a soumis des thèmes à son échantillonnage afin de savoir lequel devait faire l'objet d'une priorité du prochain conseil municipal. Aucun véritable consensus ne semble se dégager au sein de la population à ce sujet.
Le projet de rénovation du Centre Mario-Tremblay retient l'attention des 26% des sondés, suivi de la voie de contournement d'Isle-Maligne (21%). Et qui est le grand gagnant de ce sondage? Nul autre que Gérald Scullion, qui a décidé de se retirer de la politique municipale. L'été dernier, la nouvelle a pris tout le monde par surprise. L'impression générale voulait que le maire sortant soit élu sinon par acclamation, à tout le moins en empruntant une voie aussi royale que celle réservée présentement à Jean Tremblay du côté de Saguenay.
Malgré quelques critiques qui l'ont accablé au cours des dernières semaines dans les médias, provenant notamment de citoyens qui se sont exprimé via la tribune Opinion du Quotidien, Gérad Scullion quitte la scène municipale avec un taux de satisfaction de 70%. «C'est élevé», précise encore Raynald Harvey, de Segma Recherche. Ce à quoi nous pourrions ajouter: même si on compare ce taux à ceux du duo Régis Labeaume/Jean Tremblay, c'est fort respectable!
Le futur ex-maire d'Alma pourra toujours inclure le verdict de cette ultime consultation populaire dans son CV!










