L'apparition de la Toile mondiale, communément appelée Web, a ouvert d'innombrables perspectives et continue d'en ouvrir. Pour trouver des éléments susceptibles de supporter la comparaison avec ce nouvel outil de développement, il faut remonter aussi loin qu'à l'invention de la roue, suivie par l'apparition de l'âge du métal et celle de la Révolution industrielle.
Luc Dumont affirme, avec raison, que les entreprises qui tardent toujours à utiliser l'internet pour signaler leur présence ou accroître leur efficacité, sont condamnées à végéter sinon disparaître. Il a sans doute raison...
Secteurs ruraux
Le Web se développe de façon exponentielle. Il se trouve même des organisations qui, tout en se vantant d'être à la fine pointe de la technologie, avouent avoir de la difficulté à suivre le rythme. Alors, imaginez ce que peut ressentir un propriétaire de PME comptant moins de dix employés et qui se fait dire, comme ce fut le cas mardi à Saint-Félicien, que la survie de son entreprise est intimement liée à sa présence sur la Toile mondiale!
«Avoir un site sur un internet ne suffit plus, déclare encore Luc Dumont, il faut surtout rester bien branché». Un conseil qui coule de source, évidemment, et qui prend toute sa signification pour les collectivités éloignées des grands centres.
Le PDG de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généreux, également maire de Saint-Prime, insiste d'ailleurs régulièrement auprès des gouvernements québécois et canadien, afin que ces derniers accélèrent leur action en vue de doter les secteurs ruraux du service internet à haute vitesse. Le porte-parole de la FQM établit un parallèle entre cette nécessité moderne et la décision prise, à l'époque, de procéder à l'«électrification des campagnes». Cette politique devait permettre ensuite au téléphone de faire son entrée sur l'ensemble du territoire de la province. La voie du progrès était ainsi assurée.
Préhistoire
En autant qu'internet est concerné, les municipalités rurales du Bas-Saguenay et du Haut-du-Lac vivent encore à l'époque de la préhistoire. Le trafic virtuel passe par des lignes téléphoniques traditionnelles; la fibre optique demeure toujours dans le domaine de la science-fiction pour les résidants de ces territoires. Un propriétaire de PME qui veut transmettre des données ou en recevoir doit donc s'armer de patience, car les délais requis pour le stockage puis le transfert de l'information prend généralement un temps fou, presque toute une nuit dans certains cas.
Dans son combat pour obtenir l'accès généralisé à l'internet haute vitesse, Bernard Généreux vient de trouver en Luc Dumont un allié circonstanciel de taille...











