Démobilisation

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Carol Néron
Le Quotidien

L'annonce, mercredi, de la fermeture de la scierie de Saint-Fulgence nous rappelle que la crise forestière ne donne aucun signe de répit dans la région. Propriété de Produits forestiers Saguenay (PFS) une filiale d'AbitibiBowater l'entreprise fulgençoise cesse ses activités pour au moins les trois prochains mois. Cent-dix travailleurs se retrouvent sur le pavé.

Au cours des prochaines semaines, les scieries E. Tremblay d'Alma et de Petit-Saguenay subiront le même sort. Soixante-dix employés seront ainsi licenciés pour une période indéterminée. Le porte-parole de PFS, André Tremblay, explique que ces usines roulaient à perte depuis déjà un certain temps.

 

Un peu d'espoir subsiste quant à l'avenir des scieries d'Alma et de Petit-Saguenay car elles se spécialisent dans les feuillus. Le sort des travailleurs de Saint-Fulgence apparaît plus incertain étant donné que les conifères constituent le gros de leur production.

Calme plat à Dolbeau-Mistassini

Pendant que PFS, au Saguenay, doit se résigner à la cessation complète de ses activités, un calme plat règne à Dolbeau-Mistassini. Depuis le scrutin municipal du 1er novembre, en effet, la démobilisation semble à l'ordre du jour.

De nombreux cadres et des responsables syndicaux ayant trouvé un emploi à l'extérieur de la région, les travaux du comité «Complexe intégré» sont à toutes fins utiles paralysés. CBJRadio-Canada mentionnait, mercredi, que la saignée touchait pas moins de 75 travailleurs! Ces derniers ont réussi, notamment, à se placer dans d'autres usines d'AbitibiBowater. Exemple significatif: Régis Lavoie, président par intérim du Syndicat canadien de l'énergie et du papier à l'usine d'AbitibiBowater, se prépare même à déménager ses pénates à Baie-Comeau, où l'attend une nouvelle affectation.

Durant la campagne électorale, le milieu dolmissois, se rangeant derrière les travailleurs et les élus municipaux, avait promis des actions d'éclat dans le but de forcer la main au gouvernement et à AbitibiBowater dans la recherche commune d'une alternative viable à la fermeture définitive de l'usine. Il semble bien que l'enthousiasme du début soit en train de faire place au fatalisme.

De retour de Cuba après deux semaines de vacances méritées, le maire Georges Simard promet de relancer le processus de sensibilisation. Son adversaire défait dans la course à la mairie, Réjean Lalancette, exprime lui aussi son désappointement. Ce dernier juge sévèrement le manque d'action. «Je suis déçu, mais pas surpris, dit-il en substance. Les gens ne savent pas où ils vont...»

Essoufflement

Cet essoufflement n'est peut-être qu'apparent. Il faut surtout comprendre la réaction des travailleurs qui, au nom du bien-être de leur famille, n'ont d'autre choix que de s'expatrier. Entre la mobilisation et le chômage, qui pavent la voie aux prestations de la Sécurité du revenu, la décision s'impose d'elle-même. Parlez-en aux ex-travailleurs d'Abitibi Consolitaded inc. (ACI) de La Baie...

Georges Simard ne donnait pas l'impression de vouloir abandonner le combat avant de prendre un peu de recul avec les événements des derniers mois, dont une épuisante campagne électorale. L'action devrait reprendre bientôt à Dolbeau-Mistassinini même si les moyens pouvant être mis en oeuvre pour sortir de l'impasse deviennent chaque jour de plus en plus rares!

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer